Zidouh salue la « position intangible » de la France et consacre son rôle dans le soutien à la marocanité du Sahara

Le Président du Groupe d’amitié parlementaire Maroc-France à la Chambre des Conseillers, Mohamed Zidouh, a livré un discours vibrant au Palais du Luxembourg à Paris, lors de la commémoration du 50ème anniversaire de la Marche Verte. Un événement organisé conjointement avec le Groupe d’amitié France-Maroc du Sénat français et l’Ambassade du Maroc en France, et placé sous le signe de l’« amitié sincère et de la bienveillance fraternelle ».

M. Zidouh a rendu hommage à cette « épopée sans équivalent » du 6 novembre 1975, la décrivant comme un « pilier de l’histoire contemporaine » marocaine et un symbole de pacifisme, d’unité nationale et de « symbiose entre le peuple et son Roi ».

Le droit international, fondement de la légitimité

Revenant sur le contexte historique, M. Zidouh a rappelé que la Marche Verte fut lancée suite à l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice de La Haye (octobre 1975), qui a reconnu l’existence de « liens juridiques d’allégeance » entre les provinces sahariennes et le Royaume.

« Puisque nos droits sont reconnus, nous allons rentrer chez nous, » a-t-il cité le Roi Hassan II, soulignant que cette mobilisation de 350 000 Marocains, armés uniquement de leur foi et de leur drapeau, a exercé une « pression décisive » conduisant aux Accords de Madrid.

Le Président a souligné que la Marche Verte est devenue un « modèle de règlement pacifique des différends » et un cas d’école de décolonisation, affirmant que le concept d’Allégeance (la Beïa) demeure un pilier fondamental de la souveraineté marocaine.

L’éloge du soutien « intangible » de la France

Une partie majeure de l’intervention a été dédiée à saluer la position de Paris, notamment après les récentes avancées diplomatiques. « Je ne manquerai pas de saluer la position intangible de la France, soutenant la pleine souveraineté du Maroc sur son Sahara, » a déclaré M. Zidouh.

Il a rappelé avec force les propos du Président Emmanuel Macron devant le Parlement marocain en octobre 2024, selon lesquels « le présent et l’avenir de ce territoire s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine ». Le soutien « continu et constant » de la France au sein de l’ONU est un facteur essentiel, consolidé par des actes concrets tels que la visite historique du Président du Sénat, M. Gérard Larcher, et la tenue de forums économiques.

La « Seconde Marche Verte » : Développement et Consécration Internationale

Pour M. Zidouh, la vision du Roi Mohammed VI a donné un « prolongement naturel » à l’épopée de 1975 : la « seconde Marche Verte » est celle du développement. Grâce à des investissements massifs et à une politique de régionalisation avancée, les Provinces du Sud sont devenues un « modèle de développement intégré, durable et solidaire », faisant d’elles un pilier essentiel du Maroc moderne.

Il a souligné que cette dynamique est confirmée par un « large consensus international irréversible » autour de la marocanité du Sahara. Il a notamment mis en avant l’adoption, le 31 octobre 2025, de la Résolution 2797  du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui « consacre la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara ».

Ce soutien international, qui se traduit par l’ouverture de consulats à Laâyoune et Dakhla, est désormais clair et irréversible et reconnaît l’Initiative marocaine d’Autonomie comme la seule solution politique réaliste au différend.

En conclusion, M. Zidouh a affirmé que la Marche Verte, qui était géographique hier, est devenue politique, économique, diplomatique et spirituelle aujourd’hui, et a appelé à ce que son esprit continue de guider le partenariat franco-marocain vers une relation « toujours plus juste, plus ambitieuse, plus fraternelle. »