Société

Marrakech accueille une dynamique africaine renforcée autour de la protection des données personnelles

 La ville de Marrakech a accueilli, les 13 et 14 janvier 2026, une série d’événements majeurs consacrés à la protection des données à caractère personnel, réunissant autorités africaines, responsables institutionnels et experts, dans un contexte marqué par le développement du numérique et des services financiers.

En marge d’APIDE 2026 (Africa Pay & ID Expo), organisé du 12 au 14 janvier 2026 par One Africa Forums, la Commission Nationale de Contrôle de la Protection des Données à Caractère Personnel (CNDP) a organisé, le 13 janvier 2026, un séminaire placé sous le thème « La protection des données au service de la Finance ». Ce séminaire a connu la participation de 22 présidents et dirigeants d’autorités de protection des données à caractère personnel, qui se sont déplacés spécialement pour l’occasion.

Les travaux de ce séminaire ont été structurés autour de trois panels, chacun donnant lieu à un débat initié par des experts. Le premier panel a porté sur la blockchain et la protection des données à caractère personnel, avec une intervention de M. Badr Bellaj intitulée « Privacy by design grâce à la blockchain et aux Zero Knowledge techniques ».

Le deuxième panel a été consacré à l’open banking et à la protection des données à caractère personnel, avec une présentation de M. Salah Baina sur le thème « OpenBanking : concilier l’innovation et la protection des données ». Le troisième panel, dédié à la fintech et à la protection des données à caractère personnel, a réuni trois experts : M. Nasser Kettani, avec une intervention intitulée « La conformité ne suffit plus : la fintech face à sa responsabilité data », M. Ibrahima Faye sur « Pas de Fintech durable sans souveraineté et protection de la donnée », et M. Zakaria Garno sur « Fintech et protection des données personnelles : innover sans fragiliser la confiance ».

À l’issue de ce séminaire, les autorités africaines de protection des données présentes ont convenu d’un plan d’action composé de trois orientations opérationnelles.

Le 14 janvier 2026, Marrakech a également accueilli la deuxième réunion du Réseau Maroc-Sahel des autorités de protection des données personnelles. Cette rencontre faisait suite à la première réunion Maroc-Sahel tenue en présentiel à Dakhla les 23 et 24 juillet 2024, laquelle avait consacré la création de ce réseau.

La réunion s’est déroulée en présence de l’Autorité de Protection des Données à Caractère Personnel du Niger (HAPDP), de l’Autorité de Protection des Données à Caractère Personnel du Mali (APDP), de l’Agence Nationale de Sécurité Informatique et de Certification Électronique du Tchad (ANSICE), de la Commission de l’Informatique et des Libertés du Burkina Faso (CIL), ainsi que de la Commission Nationale de Contrôle de la Protection des Données à Caractère Personnel du Maroc (CNDP).

Les participants ont examiné les aspects organisationnels du réseau, les priorités de travail ainsi que les éléments de base de leur plan d’action. Il a été convenu que la coordination du réseau serait assurée de manière tournante par les autorités membres pour une durée d’un an à chaque fois.

À ce titre, l’autorité du Burkina Faso a été désignée pour assurer la coordination du réseau pour la première année. À l’issue de la réunion, les délégations ont exprimé leurs sincères remerciements au Royaume du Maroc, à travers la CNDP, pour l’accueil chaleureux, les excellentes conditions de séjour et l’ensemble de l’accompagnement qui leur a été réservé.

Dans le même cadre, la CNDP du Maroc et l’Autorité de Protection des Données à Caractère Personnel (APD) de la Mauritanie ont procédé, le 14 janvier 2026 à Marrakech, à la signature d’une convention de coopération. Cette convention a été signée par le Président de l’APD de la Mauritanie, Mohamed Lemine OULD SIDI, et le Président de la CNDP du Maroc, Omar SEGHROUCHNI. Elle vise l’échange d’expériences ainsi que le partage et la conduite en commun de réflexions sur différents sujets. Cette convention constitue l’aboutissement positif de près de deux années d’échanges entre les deux institutions.