Politique

À l’ONU, le Maroc met en échec la tentative algérienne de réactiver le discours de la décolonisation

Lors de la session annuelle du Comité spécial de la décolonisation des Nations unies (C24), tenue le 17 juin à New York, la délégation marocaine a réaffirmé la centralité de l’approche politique consacrée par le Conseil de sécurité dans le traitement de la question du Sahara. Prenant la parole devant les États membres, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, a rejeté les tentatives algériennes de réactiver la lecture décoloniale du dossier, soulignant que les résolutions successives des Nations unies ont progressivement consacré une dynamique fondée sur la recherche d’une solution politique autour de l’initiative marocaine d’autonomie.

Cette intervention s’inscrit dans la continuité des efforts diplomatiques menés par le Maroc afin de consolider le cadre retenu par les Nations unies pour le traitement de la question du Sahara. Devant les représentants des États membres, Omar Hilale a rappelé que les résolutions successivement adoptées par le Conseil de sécurité ont progressivement fait du processus politique conduit sous l’égide exclusive de l’ONU la référence centrale du dossier. La résolution 2797 s’inscrit dans cette dynamique et confirme la prééminence de cette approche dans la recherche d’une solution durable.

Face à cette évolution, la délégation algérienne a maintenu son argumentaire fondé sur une lecture exclusivement décoloniale de la question du Sahara. Une approche que les représentants marocains considèrent désormais en décalage avec les orientations consacrées par les Nations unies au cours des dernières années. Omar Hilale a, à cet égard, mis en avant la dynamique internationale dont bénéficie l’initiative d’autonomie, présentée comme une solution conciliant réalisme politique, stabilité régionale et respect de la souveraineté nationale. Selon la délégation marocaine, les soutiens exprimés par un nombre croissant d’États témoignent de la consolidation progressive de cette approche dans les discussions internationales.

Les débats du C24 ont surtout confirmé la consécration du cadre politique porté par le Conseil de sécurité comme référence centrale du traitement de la question du Sahara. Pour le Maroc, cette évolution constitue bien plus qu’un acquis diplomatique : elle traduit l’installation durable de l’initiative d’autonomie au cœur des discussions internationales et conforte une dynamique qui, année après année, renforce la légitimité de la position marocaine.