Au besoin de la créativité intellectuelle

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Nombreux sont les penseurs, les savants, les philosophes et les auteurs qui ont laissé un espace vert au cours de l’histoire humaine, leurs idées ont été transmises de génération en génération  jusqu’à ce qu’elles deviennent une doctrine, un dogme ou plutôt une démarche réflexive au niveau de la théorisation sociologique, anthropologique et psychologique qui faisait un diagnostic  purement réformateur. On pourrait entendre l’expression suivante issue d’un professeur : « on peut pas répondre à une question sans avoir besoin du penseur x », ceci qui nous amène à poser la question : est-ce que ce professeur n’avait pas l’aptitude intellectuelle et argumentative de traiter la question sans un fait de merchandising présenté gratuitement ?

Généralement, «  le cultivé »  contribue au domaine de l’écriture pour analyser les aspects politiques, sociaux, culturels et traditionnels. Dans la même procédure, d’autres  cultivés ont choisi la concentration sur les effets de l’essence humaine et la personnalisation de tous les phénomènes (la domination du ton subjectif). C’est dans ces postulats, la carrière de plusieurs poètes de la période antéislamique a été commencée, notamment « Anthar ibn Chaddad », qui a souffert du racisme, et a produit en même temps ,grâce à sa bravoure, le vers poétique suivant :

  Le châtiment de l’histoire encourage ma continuité

  Et la vraie patience me montre le possible

Une image qui a pour objet de critiquer son aspect social, de temps en temps, les vociférations poétiques se succèdent de littérateur à un littérateur, Pourtant, la caravane est arrêtée de nos jours. Les écrits sont raffinés de proverbes, rarement, qu’on trouve la créativité littéraire, artistique et intellectuelle. Une créativité qui se veut subjective ou objective, narrative ou descriptive, argumentative ou injonctive, déductive ou inductive. Est-ce qu’on a besoin de penseurs qui sont activés  leur matière grise avant nous ? Une vérité indéniable,  « le milieu académique et scientifique » base ses travaux sur la règle de l’historicité et le renouvellement horizontal et vertical des données précédentes, autrement dit, l’analyse est avant tout systématique. « La propriété intellectuelle » est un objet central pour que les études et les recherches soient soumises à un caractère de l’académisme et le professionnalisme. Un argument d’autorité ne possède qu’une valeur historique, ce qui résulte un écrit sec qui ne donne aucune priorité pour les malheurs de l’époque.

    L’importance de la créativité intellectuelle est de présenter un autre sens à l’écriture, dans un chemin où elle devient un passage restreint aux tendances intrinsèques, c’est le cas d’une personne occupant un intérêt à étudier « les affaires de l’économie internationale ». Un intérêt qui ne retrouverait sa part ressemblante en comparaison avec ses amis, ses collègues et ses camarades, la chose qui le motivera pour que ses connaissances soient évaluées par des formations convenables dans un processus centré sur une carrière professionnelle honorable. Un parcours rassemblant la motivation intrinsèque, la spécialisation et le savoir académique. On n’a pas besoin des avis totalement partagés par la masse populaire, un écrit accentué sur le renouvellement et la créativité, une pensée qui n’est pas affective, ni objective, ni subjective, elle se veut créatrice en représentant un esprit critique.

  Nous sommes à l’ère « des élites idéologiques », c’est le fait que traiter une question d’actualité nécessite la présence des penseurs qui ont pris leur retraite éternelle. Je me suis situé autour de l’hypothèse suivante : si Socrate était entre nous, est-ce qu’il traiterait les problématiques en employant les arguments d’autorité ?

Naturellement, la réponse est évidente, « connais-toi, toi-même ». cette citation signifiante ne pourrait pas prendre place face à un cultivé disant : « mon exemple est le penseur x ». Il est vrai que le capital symbolique est essentiel, pour cette raison, la religion musulmane considère le prophète de la paix comme une personne méritée d’être un guide spirituel en vue de son don divin et son message universel. Dans un acte qui ne rend pas compte la valeur de ce guidage, qui prône des penseurs jusqu’à « le culte », on tombera dans un dédoublement de discours, et une crise identitaire sans précédent. Si ce penseur était au courant, est ce- qu’il préférait cette situation ou inviterait l’imitateur à penser ?

Par une culture de « dépassement »,  une analyse critique des connaissances acquises, dans un objectif qui consiste à orienter notre révolution intellectuelle. Le résultat est cohérant : des intellectuels et des créateurs à l’image de Platon , Shakespeare et Abu Tayeb Al Mutanabbi, c’est-à-dire, un esprit traitant les thèmes d’actualité mêlant l’authenticité et la modernité. Citons le principe de Descartes : « je pense donc je suis », le philosophe insistait sur le « je » et pas un pronom personnel du pluriel ou un pronom personnel qui indique un locuteur absent.

    En guise de conclusion, «  le réveil intellectuel » est un bilan de l’émancipation, son absence soulève les actions de la consommation des écrits sans les produire, ce qui ouvre la voie à perdre la boussole de la société. Une occasion irremplaçable offerte pour contrôler l’activité sociétale, ainsi que la valeur du penseur exemplaire ne trouvera une horizon d’attente, car sa participation directe à influencer la conscience de ses lecteurs. Dans cet enjeu, la créativité intellectuelle est un élément moteur qui peut valoriser la pensée humaine et sa valeur ajoutée au développement durable.

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