Bac : une pétition contre un sujet de maths jugé «trop difficile» – Al3omk

Bac : une pétition contre un sujet de maths jugé «trop difficile»

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Les quelque 64000 signataires demandent «une harmonisation des notes afin de ne pas pénaliser de façon définitive les lycéens de terminale S pour lesquels cette matière représente un coeff. 7 et 9».

L’an dernier, ils étaient près de 20000 à signer pour dénoncer la longueur de l’épreuve d’anglais lors du baccalauréat technologique. Cette fois, il s’agit des maths, pour la filière S. Et ce sont pour l’instant quelque 64000 personnes qui ont apposé leur signature sur Change.org pour appeler le ministère de l’Education nationale à « une harmonisation des notes » après les difficultés rencontrées par la « très grande majorité » des candidats.

Notions trop abstraites, hors programme…

Selon l’auteur de la pétition, autoproclamé « Superman du bac de maths », cette majorité « a été effarée par la difficulté de l’examen ». Et les lycéens confrontés à se sujet « restent dans l’incompréhension face à un examen qui est censé amener les élèves à composer sur le programme enseigné et travaillé tout au long de l’année, et non sur des notions abstraites relevant de l’hors programme et de capacités de raisonnement auxquelles nous n’avons pas suffisamment été entraînés ».

Si l’ensemble de l’épreuve est « jugée trop difficile », poursuit le texte de la pétition, « nous tenons plus précisément à noter la difficulté de l’exercice de spécialité, notions trop abstraites ne ressemblant à aucun type d’exercice habituel ainsi que celui des complexes ou de géométrie pour l’obligatoire ainsi que la présence de notions telles que la ligne brisée jugée hors programme ». Et de jouer l’ironie : « Pour reprendre l’énoncé de l’épreuve de philosophie Doit-on subir l’injustice pour savoir ce qui est juste ? La réponse unanime des S aujourd’hui serait : non. »

Des précédents infructueux

Si cette pétition semble déjà avoir du succès, les précédentes n’ont jamais véritablement obtenu gain de cause. Du moins pas de façon assumée par le ministère. Outre la contestation sur l’épreuve d’anglais, 2017 avait également vu apparaître un mouvement qui demandait une « clémence » sur le bac Histoire-Géographie. Les élèves s’appuyaient sur l’alternance de matière majeur et mineur dont le rythme supposé – mais pas officiel – avait été changé l’an passé. Autrement dit, les bacheliers s’attendaient à passer leur épreuve avec un exercice de géo en majeur puisque c’est l’histoire qui l’avait été en 2016. Et avaient révisé en fonction. Or, cette fois encore, la géo était la partie mineure de l’examen. Argumentaire toutefois insuffisant pour obtenir un recours : les élèves sont censés se préparer à toutes éventualités.

En 2016, trois pétitions avaient même été lancées. L’une après l’épreuve d’anglais LV1 passée par les séries S et ES alors que les auteurs estimaient que le sujet « demandait connaissances géographiques et historiques ». Il fallait en fait savoir situer Manhattan à New York dans l’analyse d’un texte qui s’y déroulait… Les lycéens français à l’étranger avaient eux contesté leur épreuve de physique-chimie, estimant la durée trop courte pour tout traiter. Enfin, une erreur s’était glissée dans les sujets de maths, là encore pour la filière S. Or les élèves ne l’avait appris que bien après le début de l’examen et en avaient été perturbés. Même si l’Education nationale a jugé que l’erreur n’avait aucune répercutions sur les résultats attendus.

Et à l’époque déjà, le ministère avait fait savoir que « la prise en compte des pétitions ne dépend pas du nombre de signataires mais de la nature de l’erreur. Si l’on est en tort, alors il y aura un réajustement dans les barèmes. » Mais chaque année désormais, des lycéens tentent leur chance dans l’espoir d’une correction.

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