Mondial 2018 : le Onze marocain s’est crucifié dans les arrêts de jeu – Al3omk

Mondial 2018 : le Onze marocain s’est crucifié dans les arrêts de jeu

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La sélection s’est fait surprendre dans le temps additionnel en laissant filer, vendredi à Saint-Pétersbourg, son premier match de retour sur la scène mondiale (0-1) contre les Iraniens, pourtant à leur portée.

Le but assassin dans les arrêts de jeu contre son camp de Bouhaddouz pèse lourd pour l’ensemble du groupe qui concède ainsi sa première défaite en dix-neuf rencontres et qui doit se mordre les doigts de ses occasions ratées en début de match. L’équipe a assuré la possession de la balle, les statistiques le confirment (62 pc) mais elle a été stérile et sans aucun bénéfice.

Comme à leur accoutumée, les Lions de l’Atlas ont entamé sur les chapeaux de roue cette opposition, une équation des plus simples puisque le succès permettrait, aux deux parties en opposition, de se mettre en bonne disposition avant les deux ogres du groupe, Portugal et Espagne.

L’équipe s’est montrée entreprenante face à des Iraniens recroquevillés dans leur camp se créant quelques opportunités qui auraient pu connaitre une meilleure issue surtout lors d’un cafouillage devant la cage de Beiranvand (19-e) quand le ballon semblait refuser de prendre la direction des filets butant sur une jungle de pied.

Le Onze marocain entre avec de l’envie et il fallait le freiner dés le départ. Une stratégie qui va se révéler judicieuse au coach portugais des vainqueurs Carlos Queiroz, qui a favorisé le retranchement dans son camp afin de “provoquer un effondrement mental chez les marocains et à les frustrer en bloquant et en cassant le jeu de leurs pièces maitresses” et, surtout, en osant jouer “les yeux face aux yeux” des marocains, a-t-il expliqué.

Ce n’est qu’à la demi-heure de jeu, que le Melli team a tenté de “se rebeller” en menant des contres éclairs dont l’action la plus chaude de la période qui aurait pu faire basculer le score juste avant la pause quand le fer de lance iranien a buté, face-à-face, sur El Kajoui.

Ils ont prêché la patience et la prudence et sont restés à l’affût en laissant venir avant d’essayer de porter le danger derrière le dos de la dernière ligne, ce qui leur a réussi mais sans qu’ils parviennent à concrétiser tout en veillant à quitter l’aire de jeu avec le partage des points en temporisant aux remises au jeu.

En face, il ne fallait pas s’apitoyer sur les alibis pour justifier la nuée de ballons perdus et de gâchis, les marocains se sont retrouvés sans solutions et manquaient d’inspiration avec leur pièce maitresse, Ziyech, en panne et n’arrivant pas à distiller les balles ni à varier le jeu.

En dépit des opportunités de torpiller dans le premier tiers, l’équipe a montré des signes de souffrance et d’incapacité face à la vitesse des contres iraniens. Elle a été coupée en deux par ses balles perdues en zone offensive et a vécu des situations dangereuses. Par conséquent, la construction a été loin d’être réglée, correcte et le jeu limpide et vif aux abonnés absents, ce qui ne lui a point permis de retrouver son niveau des éliminatoires.

Sans effet, le deuxième acte, plus physique du côté iranien, était à l’image du précédent, l’intensité laissant vite la place à une circulation du ballon cafouilleuse par les innombrables déchets et imprécisions dans “la justesse technique dans le dernier geste” et facilitée par un pressing lointain de part et d’autre.

Après 20 ans de rêves brisés, l’équipe a vite fait de tourner la page de la campagne vers la Russie. Une défaite, une déception l’ayant laissée entre deux eaux alors que chaque point, surtout à l’ouverture du feu d’artifice du groupe, comptait pour de l’or. Elle a pris un carton jaune et espère qu’il ne se transforme pas en rouge dès sa deuxième apparition, mercredi, face au Portugal dans l’enceinte phare russe, le Loujniki de Moscou.

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