Parution de l’anthologie « Chikhates et Chioukhs de l’Aïta » pour promouvoir et préserver le patrimoine immatériel marocain – Al3omk

Parution de l’anthologie « Chikhates et Chioukhs de l’Aïta » pour promouvoir et préserver le patrimoine immatériel marocain

LAita.jpg

L’anthologie « Chikhates et Chioukhs de l’Aïta », née de la volonté de valoriser, promouvoir et préserver le patrimoine immatériel marocain et réalisée par l’Association Atlas Azawan, vient de paraître.

Ce projet, réalisé avec la participation et la mobilisation de plus de 200 artistes de l’Aïta et une trentaine d’interprètes venus de l’ensemble des régions du Maroc, dont les frères Wlad Ben Aguida, Khadija Makroum, le groupe Ouled El Bouazzaoui, Khadija El Bidaouiya, Mustapha El Bidaoui et Ould Kaddour, se veut une composante essentielle de la mémoire collective, à préserver et à transmettre aux générations à venir.

Présentant d’une part l’art de l’Aïta et, d’autre part, la façon avec laquelle cette musique a pu enrichir le répertoire marocain, ce travail consigne les genres majeurs et les figures emblématiques, notamment Fatna Bent Lhoucine, Hajja Lhammounia, Mohamed Laaroussi, Bouchaib El Bidaoui et le maréchal Qibo, les thèmes abordés, la relation des artistes à leurs environnements, la place de la femme et le rôle social de l’Aïta.

Conçue dans une démarche documentaire souhaitant souligner la façon dont l’Aïta a enrichi le répertoire marocain, cette anthologie se veut avant tout l’expression d’un art vivant et d’origine rurale, féminin par définition, qui transporte l’auditeur à travers les régions du Maroc et offre des mélodies et chants propres à chaque type de l’Aïta, grâce au son des bendirs, tambourins, du meghroune, du luth, de loutar ou du violon, qui portent les voix des chikhates et chioukhs.

Constituant un hommage aux figures emblématiques qui ont marqué ce répertoire, cet ouvrage est une contribution à la réhabilitation de l’art de l’Aïta en tant que patrimoine fragile que les artistes, témoins de leurs époques, ont transmis en y inscrivant les bonheurs, les luttes, les évolutions et les interactions qui ont façonné leurs vies et celles de leurs communautés à travers le temps.

Cette anthologie, réalisée sous la direction du président de l’association Atlas Azawan, Brahim El Mazned, et composée de dix CD audio, avec une sélection de près de 70 titres enregistrés accompagnés de deux livrets en arabe et en français illustrés de photos d’archives, de photos prises lors des enregistrements et de textes majeurs, réunit l’Aïta Hasbaouia, Mersaouia, Zaâria, Filalia (Beldi), Jeblia, Chaïdmia et Haouzia, dans un travail qui a nécessité environ 3 années de travail et de nombreux jours d’enregistrement et de tournage.

L’anthologie de l’Aïta a reçu le prix « Coup de coeur » de l’Académie Charles Cros en France avant sa sortie officielle et sera présentée à Paris le 8 mars à l’Institut du monde arabe, suivie d’un concert animé par Khadija El Bidauia et Khadija Mergoum.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

scroll to top