20 enseignants contractuels seront poursuivis en état de liberté le 20 mai

08 avril 2021 - 09:41

Le procureur du roi prés le tribunal de première instance de Rabat a décidé mercredi de poursuivre en état de liberté 20 enseignants contractuel interpellés lors de leurs manifestations dans la capitale. La première séance de leur procès sera ouverte le 20 mai.

Les enseignants, dont 2 femmes, ont été présentés devant le procureur du roi en présence de plus de 60 avocats qui se sont portés volontaires pour leur défense.

Dans une déclaration au journal «Al Oâmk » (rédaction arabophone), l’avocat Ibrahim Minkar a indiqué que les interrogatoires se sont déroulés selon des procédures de respect du procès équitable soulignant que certains professeurs ont déclaré avoir été soumis à «la torture et à la violence».

Il a ajouté que les détenus ont déclaré qu’ils n’avaient pas pris de repas durant toute leur période de garde à vue, indiquant que le ministère public a réagi positivement aux requêtes de la défense exigeant une expertise médicale pour déterminer les taux d’incapacité et prendre les mesures nécessaires à cet égard.

«Nous attendons la décision du procureur du roi, qui nous l’espérons, sera positive», nous a-t-il déclaré.

De son côté, l’avocate Soaâd Brahma a estimé que «les conditions de détention des enseignants n’étaient pas bonnes. Il y avait des tortures, des insultes et des pratiques dégradantes pour des femmes enseignantes qui ont été harcelées et dépouillées de leurs vêtements ».

Selon le journaliste d’«Al Oâmk », le périmètre du tribunal de première instance de Rabat a connu une grosse alerte avec un déploiement massive des forces de sécurité pour empêcher toute nouvelle manifestation.

Le nombre des enseignants arrêtés suite aux manifestations de mercredi et mardi a atteint plus de 60 selon un Comité national de soutien formé par des organisations syndicales et de défense des droits de l’homme.

Ces manifestations massives avaient connu des confrontations et plusieurs blessés dont 5 agents de sécurité. La Coordination nationale des enseignants contractuels a annoncé qu’elle allait prolongé la grève nationale les 9 et 10 avril et qu’elle s’accrochait à ses revendications exigeant l’abandon du statut d’enseignant contractuel et l’intégration dans la fonction publique.

 

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