Affaire Addoha – EPC Maroc: La famille Sefrioui absente de l’audience devant le tribunal

15 septembre 2021 - 02:10

Anas Sefrioui, le patron du célèbre groupe immobilier « Addoha » ne s’est pas présenté, mardi soir, à la première audience de l’affaire « EPC Maroc » ouverte devant le tribunal correctionnel de Casablanca, a-t-on appris au journal « Al oâmk » (rédaction arabophone).

Saad Sefrioui, Kenza Sefrioui et Malik Sefrioui, autres dirigeants du groupe poursuivis dans la même affaire, ont également été absents. Ils sont, en effet, tous poursuivis par la société « EPC Maroc », filiale du groupe français EPC, pour « la destruction et le sabotage » de ses bureaux administratifs et de ses installations commerciales situées à Bouskoura à Casablanca.

Il s’agit de lourdes accusations: « expropriation de biens par une bande organisée utilisant la violence, menaces et port d’arme, destruction de tous les éléments matériels d’un fonds de commerce, fraude et vol », etc…

Les faits remontent au 29 mars 2021, lorsque la société « Iskane », filiale du groupe Addoha, avait démoli, à l’aide de bulldozers, des bureaux dûment loués par EPC Maroc.

Le 8 juin, cette dernière dépose une requête pour citer la famille Sefrioui à comparaître devant le tribunal et exige une indemnisation provisoire de 10 millions de Dh en attendant une évaluation définitive de ses pertes estimée à 67 millions de dirhams. Les quatre responsables du groupe risquent, également, conformément à l’article 570 du Code pénal, jusqu’à 2 ans de prison.

EPC Maroc indique qu’elle exploite le site de Bouskoura qui abrite l’ensemble de ses activités administratives et commerciales, en plus de ses archives depuis 60 ans sur la base d’un bail.

Créée en 1952, EPC Maroc est une entreprise active dans le domaine de la fabrication, le transport et l’usage d’explosifs civils pour les carrières, les industries métallurgiques et les travaux publics. Elle a contribué à des projets structurants au Maroc tels que : les autoroutes (Fès-Oujda, Berrechid-Beni Mellal et El Jadida-Safi), la ligne du TGV « Al Borak », le port de Tanger Med, en plus de plusieurs barrages (Kharoub, Amdaz, Tarka, Martil).

Anas Sefrioui a jusqu’ici démenti « les allégations » de la société EPC Maroc qui visent, selon lui, « à porter atteinte à la réputation » de sa famille. Le tribunal a décidé, mardi, de reporter l’affaire à l’audience du 28 septembre, afin de convoquer, à nouveau, toutes les personnes poursuivis dans cette affaire.

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