Covid 19 : les enseignants marocains utilisent WhatsApp plus que la plateforme Telmid

30 septembre 2021 - 02:10

Une étude du Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique (INE-CSEFRS) sur « l’enseignement au temps de Covid » a révélé que seuls 21,3% des enseignants déclarent avoir effectivement utilisée la plateforme Telmid-Tice développée par le ministère de l’éducation nationale et que l’outil largement usité, par les enseignants et les élèves, pour assurer la continuité pédagogique à distance était WhatsApp (70.4%).

L’étude, dont le journal « Al Oâmk », détient un copie, a pour but « d’identifier les pratiques, les opportunités et les défis au niveau pédagogique pendant la pandémie ».

Parmi ses résultats, on notera également que les enseignants ont été « peu préparés, tant en matière d’appropriation du numérique que d’équipements et que 13,5% des enseignants enquêtés ne maîtrisent pas les TIC, 67,1% ont un niveau moyen, et seuls 19,4% ont un niveau très élevé ou élevé ».

Malgré cela, « les enseignants ont largement démontré leur implication pour assurer la continuité pédagogique, puisque 82.6% ont pratiqué l’enseignement à distance pendant le confinement, en recourant à leur matériel personnel ». Mais seuls 35,4% des enseignants sont satisfaits de leur expérience de l’enseignement à distance contre 62% qui ne sont pas satisfaits, voire pas du tout de satisfaits.

L’étude n’a pas effectué de sondages directes sur l’expérience d’apprentissage vécue par les élèves préférant interroger les enseignants eux-mêmes. Ainsi, 61,8% des enseignants exerçant dans le milieu rural ont déclaré que la présence de leurs élèves était faible à très faible, contre 44,8% chez les enseignants du milieu urbain.

D’une manière général, l’étude conclu que « si les disparités ont existé avant la période pandémique entre les milieux et les couches sociales, l’enseignement à distance les a exacerbées et a fait apparaître l’exclusion des élèves du milieu rural et des familles défavorisées » et particulièrement l’exclusion des filles qui « ont été davantage sollicitées pour les tâches ménagères au détriment de leur scolarité ».

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