658 correspondances restées sans réponse: le Médiateur se plaint de l’administration

07 janvier 2022 - 08:12

Le médiateur du Royaume Mohamed Benaâlilou s’est plaint, vendredi, du manque d’engament et de réponses de plusieurs administrations par rapport à ses correspondances durant l’année 2020.

Selon le rapport annuel de cette institution dédiée au traitement des doléance des citoyens et au règlement de leurs différends avec l’administration, quelques 658 correspondance sont restées sans réponse.

La loi oblige l’administration à répondre aux correspondances dans un délai de 60 jours a rappelé Benalilou. 2406 dossiers traités conformément à des décisions et recommandations, ont fait l’objet de correspondances avec l’administration durant cette année.

La moyenne des délais de réponse de l’administration à la première correspondance (sur le fond ou le contenu) s’est élevée en 2020 à 75 jours, « Ce qui constitue une avancée importante dans la relation entre l’institution et l’administration avec une baisse de 7.41% par rapport à 2019. Cependant, cette moyenne reste supérieure au délai prévu par la loi qui est fixé à 60 jours ».

Pour ce qui est du « délai moyen de réponse de l’administration sur le fond » à la première correspondance, il a été fixé cette année à 90 jours. Une moyenne qui « dépasse largement le délai prévu par la loi et impacte directement le temps de traitement des doléances au sein de l’institution ».

Mohamed Benaâlilou a souligné que plusieurs administrations « n’ont pas encore appréhendé la signification du droit de réponse qui est un droit naturel de l’usager, car ce concept ne s’est pas encore développé même lorsqu’il s’agit de relation liant l’administration à une institution constitutionnelle ».

Il a précisé que sur un total de 3.218 correspondances envoyées par le Médiateur aux administrations concernées, 658 d’entre eux n’ont reçu aucune réponse, soit 20,45% du total. Il a estimé que le véritable défi pour son institution a été de répondre aux attentes de tous ceux qui recourent à ses services, de manière simple et dans des délais raisonnables.

Si ce pari a été « relativement gagné avec de nombreuses administrations, compte tenu du nombre de recommandations mises en œuvre, et de dossiers réglés (…) beaucoup d’efforts restent encore à faire», a t-il conclu.

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