Politique

Journal espagnol : Double échec diplomatique algérien à Manama et Caracas

Le journal espagnol « Atalayar » a mis en lumière ce qu’il décrit comme des échecs diplomatiques de l’Algérie dans ses relations avec le Maroc, et ce à plusieurs reprises.

Dans un article publié jeudi sous le titre « Double échec diplomatique algérien à Manama et Caracas », le journal revient sur l’affaire de la Coupe de la Confédération africaine et la controverse autour du maillot de l’équipe de la Renaissance de Berkane, une affaire dans laquelle l’Algérie a essuyé un revers cuisant devant le Tribunal arbitral du sport qui a rejeté toutes ses demandes. La Ligue arabe a ensuite infligé une nouvelle déconvenue à l’Algérie.

Le journal explique que l’Algérie n’a jamais osé aborder la question du Sahara marocain, même lorsqu’elle a accueilli le sommet arabe en novembre 2022, par crainte d’un rejet humiliant. Cependant, lors du 33e sommet arabe à Manama, l’Algérie a tenté d’inscrire cette question à l’ordre du jour, une proposition qui a été fermement refusée.

La commission organisatrice du sommet de Bahreïn, qui a débuté jeudi 16 mai, a rejeté la proposition algérienne, affirmant que la question du Sahara marocain ne serait pas discutée par respect de la souveraineté et de la stabilité des États.

« Atalayar » souligne qu’aucun pays membre de la Ligue arabe, à l’exception de l’Algérie, ne reconnaît la prétendue « République sahraouie », une entité sans territoire, passeport ou monnaie, financée par l’Algérie sans figurer dans le budget annuel ni être débattue au Parlement algérien.

Le journal rapporte que l’Algérie s’attendait à ce refus, mais a tout de même insisté pour justifier l’absence du président Tebboune à ce sommet des chefs d’État arabes.

En parallèle, l’Algérie a subi une autre humiliation à Caracas. Lors de la conférence du Comité des 24, du 14 au 16 mai, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies, Amar Benjama, a été ridiculisé par son homologue marocain, Omar Hilale. Ce dernier a rappelé à Benjama que sa place était à New York pour défendre la cause palestinienne, pour laquelle il avait été élu par le groupe arabe au Conseil de sécurité, et non à Caracas pour soutenir les séparatistes du Polisario.

Hilale a rappelé que l’Algérie refuse de revenir à la table ronde de la troisième phase du processus politique sur le Sahara marocain, malgré les appels répétés du Conseil de sécurité. Il a également souligné que l’Algérie reste figée sur la proposition de 1991 de règlement par référendum, enterrée depuis longtemps par le Conseil de sécurité, et que la diplomatie algérienne souffre d’une vision anachronique du conflit.

Face à ces réprimandes marocaines logiques et prévisibles, le diplomate algérien n’a eu aucune réponse, ce qui est regrettable pour l’Algérie, autrefois réputée pour la force de sa diplomatie, conclut « Atalayar ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *