Société

Près de la moitié des Marocains préfèrent annuler l’Aïd al-Adha cette année en raison de la crise économique

Un sondage réalisé par le « Centre Marocain pour Citoyenneté » a révélé un clivage parmi les Marocains concernant la célébration de l’Aïd al-Adha cette année, avec 48% exprimant le souhait de ne pas célébrer la fête, tandis que 44% désirent la maintenir.

Ce clivage reflète les difficultés économiques que subissent de nombreux Marocains, 57% des sondés estimant que l’annulation de la fête cette année les soulagerait considérablement.

Les résultats du sondage montrent que la hausse des prix des moutons est une préoccupation majeure pour les Marocains, 85% d’entre eux s’attendant à des prix plus élevés cette année par rapport à l’année dernière.

64% des participants attribuent la hausse des prix à l’attention du gouvernement aux intérêts des éleveurs au détriment des citoyens, tandis que 82% pensent que le gouvernement aurait dû fournir un soutien financier direct aux familles nécessiteuses pour l’achat de sacrifices au lieu de soutenir les importateurs de moutons.

Les résultats révèlent également que le facteur religieux est la principale motivation pour 82% des participants à observer l’Aïd al-Adha, tandis que 12% voient leur motivation comme sociale.

Malgré le clivage sur la célébration, 75% des participants considèrent l’Aïd al-Adha comme la principale occasion de renforcer les liens familiaux parmi les Marocains.

L’enquête indique que 63% des participants se sentent très liés à la fête, 23% se sentent quelque peu liés, et seulement 5% ne se sentent pas du tout liés à la fête.

Concernant la distribution de la viande du sacrifice, 37% des participants partagent une partie de la viande avec les nécessiteux, tandis que 55% utilisent tout le sacrifice pour la consommation familiale.

La question du sacrifice suscite un débat sociétal, 70% des familles marocaines permettant à leurs enfants de regarder le processus de sacrifice.

Dans le contexte de la crise économique, 60% des participants estiment que les familles marocaines ne peuvent pas renoncer à acheter le sacrifice pour ne pas priver leurs enfants de la fête.

Cette opinion est renforcée par la conviction de 75% des participants que les mesures gouvernementales ne contribueront pas à réduire les prix des sacrifices cette année.

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