Société

ONEE – Eau : Soupçons de « candidature sur mesure » pour le poste de Directeur des Affaires Juridiques

Des sources informées ont révélé l’existence de sérieux soupçons d’un appel à candidatures « taillé sur mesure » au sein de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) – branche Eau – pour le poste de Directeur des Affaires Juridiques et Foncières. Ces allégations font suite à des modifications jugées arbitraires et substantielles apportées aux critères d’éligibilité par rapport aux annonces précédentes pour la même fonction.

Une source interne a indiqué que l’avis de recrutement interne, publié le 30 octobre 2025, présente des changements majeurs et incompréhensibles. Le critère principal de l’ancienneté au poste de chef de division a notamment été réduit de 10 ans (comme stipulé en 2021) à seulement 5 ans dans la nouvelle annonce.

Inclusion d’un diplôme d’ingénieur d’État : un fait « étonnant »

Le changement le plus surprenant, selon la source, réside dans l’acceptation du « diplôme d’ingénieur d’État » parmi les titres éligibles pour un poste dont la nature est pourtant strictement juridique. Ce diplôme est désormais mis sur un pied d’égalité avec les diplômes des grandes écoles de management et les masters universitaires (Bac+5). Cette inclusion soulève de sérieuses interrogations quant à la pertinence d’une formation technique pour diriger une Direction des Affaires Juridiques.

Ces ajustements surviennent dans un contexte temporel précis : l’ancien directeur, nommé en 2021 sur la base de 10 ans d’expérience, a été muté en juillet 2025, laissant le poste vacant. La Direction est actuellement gérée par intérim par une personne qui, selon les informations obtenues, a été nommée chef de division entre 2020 et 2022.

Une candidature « dirigée » par la réduction de l’ancienneté

Notre source, qui a requis l’anonymat, souligne que si les critères initiaux (10 ans d’ancienneté) avaient été maintenus, l’actuel gérant par intérim n’aurait pas pu postuler. La nouvelle réduction à 5 ans le rend éligible de manière directe, ce qui alimente les soupçons de « ciblage » de la candidature.

L’historique du poste renforce ces doutes : en 2017, un appel externe exigeait un doctorat en droit privé, procédure qui a échoué. En 2021, la procédure est devenue interne, annulant le doctorat mais maintenant les 10 ans d’ancienneté. Aujourd’hui, non seulement l’ancienneté est divisée par deux, mais des spécialités techniques sans lien avec le droit sont acceptées.

La source estime que ces changements méthodiques visent à restreindre la concurrence et à orienter la nomination vers un candidat précis, en façonnant l’annonce à son profil afin d’écarter les autres concurrents potentiels. L’ajout d’une exigence vague, telle que « justifier d’une expérience confirmée dans le domaine juridique », est perçue comme une tentative de légitimer la candidature d’une personne ayant une formation technique, en avançant une expérience qui ne correspond en rien au niveau de maîtrise requis pour cette Direction stratégique.

L’absence de critères unifiés et stables pour les nominations aux postes de responsabilité, conclut la source, ouvre la voie au favoritisme et mine les principes de transparence, d’égalité des chances et de mérite qui doivent régir les établissements publics.

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