Salaires, aides et emplois : L’offensive sociale majeure du PPS pour la prochaine législature

Le Parti du Progrès et du Socialisme place le pouvoir d’achat, la protection sociale et l’emploi au cœur des priorités de son programme gouvernemental pour la période 2027-2031. La formation politique propose une batterie de mesures ambitieuses, incluant une revalorisation des salaires, l’élargissement de l’aide sociale directe, l’amélioration de l’indemnisation pour perte d’emploi, ainsi que la création d’un million d’emplois nets sur cinq ans.
Afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages face à l’inflation, le projet prévoit une hausse de 15 pour cent du SMIG, du SMAG et des traitements des fonctionnaires, exécutée en deux phases et indexée sur le coût de la vie. Intégré dans un véritable bouclier social, ce plan ambitionne d’élever l’aide directe à 1000 dirhams mensuels pour les foyers vivant en situation de pauvreté multidimensionnelle, tout en instaurant une prime de rentrée scolaire du même montant par enfant pour les familles à revenus limités.
Sur le front de la lutte contre le chômage, la formation de gauche préconise une réforme majeure de l’indemnité pour perte d’emploi en étendant sa durée à 12 mois et en portant son plafond à 7500 dirhams par mois. Les salariés tireraient également profit d’un mécanisme obligatoire d’intéressement aux bénéfices dans les grandes entreprises.
Sur le plan macroéconomique, l’objectif d’un million d’emplois d’ici 2031 vise à ramener le taux de chômage national sous la barre des 10 pour cent, tout en réduisant de moitié le nombre de jeunes sans emploi, éducation ni formation. Le programme ambitionne aussi de porter le taux d’activité des femmes de 19 à 25 pour cent et de tripler celui des personnes en situation de handicap.
Ces engagements s’accompagnent d’une stratégie d’intégration progressive de l’économie informelle et d’un élargissement effectif de la couverture médicale aux travailleurs indépendants. Le parti préconise l’instauration d’un Conseil consultatif du dialogue social, la conclusion d’un pacte social tripartite et l’organisation d’assises nationales sur la réforme des retraites dès les six premiers mois du mandat, avec la promesse de porter la pension minimale au niveau du SMIG.
S’appuyant sur l’expansion du tissu productif, le document table sur la création de 500 000 emplois industriels nets et vise à porter la part de l’industrie à 20 pour cent du produit intérieur brut, tout en mobilisant les gisements de croissance du numérique, de la culture, du sport et du tourisme.
Pour financer ce plan chiffré à 574,4 milliards de dirhams de dépenses supplémentaires sur cinq ans, le parti compte lever 621,5 milliards de dirhams de recettes grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale, la lutte contre la fraude, la taxation des flux monopolistiques et des fortunes, prévoyant ainsi un excédent cumulé d’environ 47 milliards de dirhams au terme de la législature.
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