L’ISMAC représente le Maroc au Sommet méditerranéen de l’audiovisuel et du cinéma en Italie

Organisée conjointement par la Direction générale du cinéma et de l’audiovisuel (DiAC) du ministère italien de la Culture, le ministère italien des Affaires étrangères et l’agence Cinecittà, cette rencontre internationale réunit notamment des participants du Maroc, de la Tunisie, du Liban, de la Jordanie et de l’Égypte, autour du renforcement de la coopération cinématographique et académique entre les deux rives de la Méditerranée.
Lors de la première grande table ronde, consacrée à « Façonner l’avenir du cinéma : nouvelles technologies et compétences », le directeur de l’ISMAC, Abdessamad Moutei, a mis en avant le rôle stratégique de l’intelligence artificielle dans la transformation de l’industrie cinématographique.
Il a souligné que l’intégration de l’IA constitue un levier important pour optimiser l’ensemble de la chaîne de production, de la pré-écriture à la post-production, en passant par les effets visuels et la production virtuelle. Cette évolution technologique ouvre, selon lui, de nouvelles perspectives pour renforcer l’efficacité créative et la compétitivité des industries cinématographiques de la région, tout en favorisant les opportunités de coproduction internationale.
Le responsable marocain a toutefois insisté sur la nécessité d’accompagner cette mutation par une modernisation de la formation académique et le respect de règles éthiques et déontologiques. Il a notamment appelé à adapter les cursus universitaires dans les domaines du cinéma et de l’audiovisuel afin de permettre aux futurs professionnels d’acquérir les compétences techniques nécessaires à la maîtrise de ces nouveaux outils.
Abdessamad Moutei a également rappelé que l’intelligence artificielle doit être considérée comme un assistant à la création et non comme un substitut à la sensibilité humaine. Il a, dans ce sens, souligné l’importance de mettre en place des cadres déontologiques clairs pour garantir la protection des droits d’auteur, la transparence algorithmique et la préservation de l’intégrité des œuvres artistiques.
Prévu sur deux jours, le sommet s’articule autour de quatre axes majeurs visant à construire un écosystème cinématographique méditerranéen intégré. Les discussions portent notamment sur la formation, les mécanismes de soutien à la création, la situation des marchés régionaux, les stratégies d’exportation des contenus ainsi que les incitations fiscales proposées par les différentes commissions du film pour attirer les investissements et les tournages étrangers dans la région.
Laisser un commentaire