Le 15 mai 2026, la Faculté des Sciences de l’Éducation (FSE) a vibré au rythme de la première édition de « FSE Talents », un événement novateur qui a transformé l’espace académique en une véritable scène d’expression et de créativité. Initiée par le Doyen de la faculté, le Pr Abdellatif Kidai, cette manifestation a mis en lumière le potentiel artistique caché des étudiants, prouvant que l’université moderne est bien plus qu’un lieu de transmission de savoirs : c’est un incubateur de développement humain, d’épanouissement et d’engagement citoyen.
Dans cet entretien croisé, les professeurs Meriem Khalil et Abdellah El Motia, qui ont porté ce projet avec passion, reviennent sur les coulisses et l’esprit de cet événement phare. Ils nous partagent leur vision de l’art comme pilier fondamental de la formation universitaire, tout en mettant en exergue la singularité des Masters de la FSE dédiés à l’éducation artistique et à la gestion culturelle, des filières d’excellence qui positionnent désormais la faculté comme un acteur incontournable du paysage culturel au Maroc.
Q 1 : FSE Talents vient de se tenir le 15 mai 2026 à la FSE. Pouvez-vous nous expliquer l’esprit de cet événement ?
Pr Meriem Khalil : FSE Talents est né d’une conviction profonde : l’université n’est pas seulement un lieu de transmission de savoirs académiques, c’est aussi un espace de révélation. Révélation des potentiels cachés, des sensibilités artistiques, des voix singulières que portent nos étudiants. Cet événement a été l’occasion de leur offrir une scène, au sens littéral comme au sens figuré.
Pr Abdellah El Motia : Exactement. FSE Talents, c’est notre façon de dire que la réussite universitaire a plusieurs visages. Un étudiant qui peint, qui chante, qui performe ou qui crée est un étudiant qui s’engage, qui s’implique dans sa communauté universitaire. FSE Talents a été la preuve vivante de cet engagement.
Q 2 : Pourquoi les pratiques artistiques sont-elles importantes dans un parcours universitaire ?
Pr Meriem Khalil : Les pratiques artistiques ne sont pas un luxe ou un à-côté. Elles sont un véritable vecteur de développement humain et intellectuel. Elles apprennent à observer, à interpréter, à prendre du recul. Elles cultivent l’empathie et l’ouverture à l’autre. Et au-delà, elles développent des compétences transversales que le monde professionnel réclame aujourd’hui : la confiance en soi, la créativité, le sens critique, la capacité à communiquer des émotions. Dans une faculté des sciences de l’éducation, cette dimension est encore plus fondamentale : nos futurs enseignants et médiateurs culturels doivent eux-mêmes avoir vécu l’expérience artistique pour la transmettre avec authenticité.
Pr Abdellah El Motia : Il y a aussi une dimension de bien-être et d’épanouissement qui ne doit pas être négligée. L’art libère, soigne, relie. Un étudiant qui s’exprime artistiquement est un étudiant qui s’engage pleinement dans sa formation et dans sa communauté.
Q 3 : La FSE propose des masters dédiés à l’éducation artistique. Pouvez-vous nous en parler ?
Pr Meriem Khalil : La FSE a la chance et la singularité de proposer deux masters pleinement consacrés à ce champ : le Master Éducation Artistique et Médiation Culturelle, qui forme des professionnels capables de concevoir et d’animer des projets culturels au service des publics, et le Master Éducation Artistique et Gestion Culturelle, qui prépare de futurs gestionnaires de structures culturelles, capables de piloter des institutions, des événements et des politiques culturelles. Ces deux formations positionnent la FSE comme un acteur incontournable dans le paysage de l’éducation artistique et culturelle au Maroc.
Pr Abdellah El Motia : Et FSE Talents est en quelque sorte le prolongement vivant de ces formations. C’est la théorie qui se met en mouvement, les étudiants qui deviennent à la fois créateurs et médiateurs. C’est beau à voir.
Q 4 : Quel est le rôle de Monsieur le Doyen dans la genèse et le succès de FSE Talents ?
Pr Meriem Khalil : Il faut le dire clairement : FSE Talents, c’est avant tout une idée de Monsieur le Doyen, Pr Abdellatif Kidai. C’est lui qui a eu cette vision, et c’est lui qui nous a proposé, à Pr El Motia et à moi-même, de porter ce projet. C’est un leader qui ne se contente pas de gérer un établissement ; il le fait vivre, il l’anime, il lui donne une âme. Sa conviction que l’art et la culture sont des piliers de la formation, et non de simples ornements, a été le moteur de tout ce qui a suivi.
Pr Abdellah El Motia : Monsieur le Doyen Pr Abdellatif Kidai incarne un leadership visionnaire et bienveillant. Il y a chez lui une ouverture d’esprit et une sensibilité qui se traduisent concrètement dans les décisions qu’il prend pour notre établissement. En nous confiant ce projet, il nous a accordé sa confiance et les moyens de nos ambitions. Sans lui, FSE Talents n’aurait tout simplement pas existé.
Q 5 : Un message pour conclure ?
Pr Meriem Khalil : L’art n’est pas ce que l’on fait en marge de sa vie ; il est ce qui donne à la vie sa profondeur et son sens. À nos étudiants, je veux dire ceci : vous portez en vous des mondes entiers. Ne les laissez pas dormir. Chaque geste créateur que vous posez est un acte de courage, un acte de présence au monde. FSE Talents n’était pas un événement ; c’était une déclaration : vous existez, vous créez, vous comptez.
Pr Abdellah El Motia : Une étincelle a été allumée le 15 mai 2026 dans notre établissement. Et les étincelles, lorsqu’elles tombent sur un terrain fertile, ne s’éteignent pas — elles embrasent. La FSE est ce terrain. Nos étudiants sont cette flamme. Et nous, enseignants, nous avons le privilège et la responsabilité d’entretenir ce feu. FSE Talents reviendra, plus grand, plus fort, plus lumineux. Parce que la beauté mérite d’avoir droit de cité dans nos amphithéâtres.