Casablanca a accueilli, du 24 au 28 août, une session de formation de formateurs organisée par Interpol dans le cadre du projet « HIMAYA », consacré au renforcement de la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants en Afrique du Nord. La rencontre a réuni des responsables et cadres des services chargés de l’application de la loi au Maroc et en Tunisie autour d’un programme destiné à renforcer leurs capacités en matière de formation et de transmission des compétences dans ces domaines.
La session était consacrée à la formation de formateurs, avec pour objectif de permettre aux participants d’acquérir les méthodes nécessaires pour concevoir et assurer, au sein de leurs institutions respectives, des programmes de formation destinés aux personnels concernés. Cette approche doit permettre d’élargir la diffusion des connaissances acquises et de renforcer les capacités internes des services chargés de la prévention et de la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants.
Les travaux ont porté sur plusieurs composantes de l’ingénierie de formation. Les participants ont notamment été formés à l’identification des besoins, à l’analyse des fonctions professionnelles, à la définition des objectifs pédagogiques ainsi qu’à la conception des contenus et des supports de formation. Le programme a également abordé les modalités de préparation, de conduite et d’évaluation des actions de formation afin de permettre aux participants d’adapter les programmes aux besoins des services concernés.
Une partie importante de la session a été consacrée à la mise en pratique des méthodes présentées. Les participants ont ainsi été amenés à préparer et à présenter leurs propres séquences de formation. Ces exercices avaient pour objectif de développer leurs capacités d’animation et d’encadrement, tout en leur permettant d’appliquer les outils et les méthodes abordés au cours du programme.
Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « HIMAYA », mis en œuvre par Interpol avec le soutien de l’Union européenne. Le programme vise à renforcer la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants dans plusieurs pays d’Afrique du Nord, notamment à travers le développement des capacités des services chargés de l’application de la loi, le renforcement de la coopération policière et l’amélioration de l’échange d’informations.
La participation du Maroc et de la Tunisie à cette session s’inscrit dans cette coopération régionale. Les phénomènes de traite des êtres humains et de trafic de migrants impliquent en effet des réseaux et des itinéraires qui peuvent concerner plusieurs pays, ce qui nécessite une coordination entre les services compétents ainsi qu’un recours accru aux mécanismes de coopération policière internationale.
À travers la formation organisée à Casablanca, l’accent est ainsi mis sur le renforcement des compétences des personnels appelés à intervenir dans ces domaines et sur leur capacité à assurer la transmission de ces connaissances au sein de leurs institutions. La formation de formateurs constitue, dans ce cadre, un moyen de développer les compétences disponibles au niveau national tout en facilitant leur diffusion auprès d’un plus grand nombre de professionnels.
Cette session intervient dans le cadre des actions menées par Interpol pour renforcer les capacités des services de sécurité et consolider la coopération entre les pays de la région face à la traite des êtres humains et au trafic de migrants. Pour le Maroc et la Tunisie, la rencontre de Casablanca s’inscrit ainsi dans un effort de développement des compétences et de coopération entre les institutions chargées de lutter contre ces formes de criminalité transnationale.