Tirs groupés des parlementaire sur les banques: Ils critiquent leur «cupidité» à l’ère du Coronavirus

28 avril 2020 - 02:40

Des membres de la première chambre du parlement de tous bords politiques ont vivement critiqué les banques et leur «cupidité» face à la crise économique et sociale engendrée par le Coronavirus.

Lundi, lors de la séance des questions orales à la chambre des représentants, le député de l’Istiqlal (opposition) Lahcen Haddad a ainsi reproché à certaines banques d’augmenter leur taux d'intérêt en échange du report des échéances des crédits des entreprises. Il s’est demandé à cet égard: «qui a donné les ordres à ces banques pour augmenter les intérêts? ce n'est pas possible, alors qu’elles sont appelées à jouer pleinement leur rôle en ces moments».

« nous saluons, dit - il, les mesures très importantes prises par le gouvernement, mais chacun doit jouer son rôle» ajoutant que «les banques ont accepté de reporter le paiement des crédits mais tout en maintenant les intérêts. Ils les ont même parfois augmenter. Il a poursuivi sur un ton sarcastique « Si Damane Oxygène (instauré par le gouvernement) est entouré des mêmes conditions en temps normal et s'il comporte les mêmes difficultés, obstacles et bureaucratie alors ce n'est plus de l'oxygène».

Le député de l’Istiqlal a souligné le fait que pour surmonter l'impact économique catastrophique de la pandémie sur les secteurs du tourisme et des services, une approche nouvelle et audacieuse doit être adoptée. A cet effet, il a appelé à reporter le remboursement des prêts pour une année ou plus en les exonérant des charges sociales pendant six mois et à accorder des prêts sans intérêt pour une période de cinq ans tout en différant leur remboursement d'une année».

Pour sa part, le groupe de l’USFP (majorité) à la Chambre des représentants a critiqué ce qu'il a qualifié de «cupidité » chez les banques qui ont procédé à des prélèvements sur les comptes de plusieurs citoyens malgré la crise. «Elles pratiquent ces prélèvements en visant en fait l’aide destinée aux pauvres et acceptent de rééchelonner leurs dettes tout en augmentant les taux d’intérêts» a indiqué Said Aziz lors de son intervention estimant «que ces agissement dénotent du manque d’esprit de solidarité ou de coopération». Selon le parlementaire ittihadi, les banques « pratiquent le chantage et sucent le sang » des gens. A cela il faut ajouter, dit - il, «l’inaction des sociétés d'assurance et de réassurance qui sont les plus grand gagnants de cette crise et qui ne se sont pas engagées dans la solidarité et la cohésion nationale », soulignant « qu'il est temps de corriger le tir».

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