Exclus des aides, des villageois protestent à Azilal. Un parlementaires: «C’est la plus haute des injustices»

19 mai 2020 - 12:43

Plus de 120 chefs de famille de la commune de Ait Abbas, région d’Azilal, sont sortis dans les villages crier leur colère pour ne pas avoir  reçu les aides de l’Etat accordées aux familles touchées par la pandémie du Coronavirus.

N’ayant pas pu en bénéficier lors de la première opération, alors que la deuxième est en cours, plusieurs manifestants, travaillant dans le secteur informel et n’ayant plus de revenus, disent au journal « Al Oâmk », (rédaction arabophone), remplir pourtant, les conditions légales, notamment celle d’avoir la carte RAMED.

« La situation est  inquiétante dans les montagnes d’Azilal » nous  a, également, indiqué l’acteur associatif, Omar Majan. « Une question urgente doit être adressée au ministre de l’économie et des finances et au chef du gouvernement au sujet des raisons de l’exclusion de certains inscrits au registre RAMED alors que d’autres personnes ont bénéficié des aides de Fonds Coronavirus pour la deuxième fois ».

Majan a ajouté : «En tant qu’acteurs associatifs proches de la population, nous constatons l’inégalité des chances dans la distribution des aides et nous ne comprenons pas quelles sont les critères adoptés pour choisir les bénéficiaires», notant que «le retard dans le décaissement des aides, notamment après la prolongation de la quarantaine, pourrait aggraver encore plus la situation».

Contacté par notre journal, un citoyen de la commune « Foum Jamâa» s’est, également, plaint du fait que certains habitants des douars n’aient pas reçu d’aide et qu’ils attendaient des éclaircissement des autorités locales.

Pour sa part, le député du parti de la Justice et du Développement (PJD), Khalid Tikoukine, a écrit sur un ton ironique: « J’aimerai bien que le Comité de Vieil économique rende visite à la commune de Ait Abbas, pour qu’il puisse témoigner de la richesse dans laquelle baigne la population ici. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle ne mérite pas de bénéficier du Fonds de soutien !». Dans un post sur son compte Facebook, il a précisé que « les terres agricoles ont été dévastées par les rivières, et le bétail, si rare ici, ne peut plus être vendu par ses propriétaires dans les marchés » à cause des mesures sanitaires. Ce sont, ajoute le parlementaire, «les principaux traits distinctifs de l’oppression et de la pauvreté meurtrière qui existe dans la région d’Azilal».

Il dit avoir reçu de nombreuses plaintes des familles des communes de Ait Boguemmaz, Ait Bilal, Ait Bouli et d’Ait Mohamed, selon lesquelles, « un grand nombre de personnes ont été exclues de ces aides destinées aux chefs de famille pauvres. C’est la plus haute des injustices. Avez-vous oublier que c’est une région de fragilité et de pauvreté ?» s’est il interrogé.

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