Une gigafactory au Maroc; et pourquoi pas?

19 octobre 2020 - 05:48

Le Maroc semble être le pays le plus qualifié à accueillir la première gigafactory du sud...
A l’heure où les grands constructeurs automobiles, les opérateurs des énergies fossiles et les centres de Recherche et Développement publics et privés se frottent les mains pour partager le grand gâteau du futur -la production de gigawat stochables, un pays du sud de la Méditerranée demeure spectateur.

Le Maroc est plus que qualifié à jouer un rôle majeur dans cette nouvelle ère de transition industrielle et énergétique pour quatre bonnes raisons majeures.

Le Maroc doit se repositionner stratégiquement vers une économie décarboné pour drainer plus d’investissements novateurs.

Le pays a toutes les chances pour le faire au vu de sa position géographique très stratégique. Ce repositionnement lui permettra en plus de pénétrer des marchés en expansion avec un atout considérable, la proximité des marchés cibles et la la prescription des consommateurs/clients de circuits d’approvisionnement plus courts.

Un autre atout pour lequel le pays doit réagir de toute urgence est la valorisation et le rentabilisation des infrastructures des énergies renouvelables déjà installées et celles à venir.

L’ambition visionnaire du souverain d’engager le pays dans les grands chantiers dans ce domaine a permis au pays d’être parmi les leaders sur la carte de ces modes énergétiques.

Il se trouve également que les gigafactories sont energivore; une aubaine pour le pays pour jouer un rôle prépondérant et singulier come un compétiteur vigoureux dans le domaine.

Quant à la troisième raison, elle devrait être plus que motivante pour les autorités du pays et les futurs investisseurs dans un écosystème dédié à la filière batteries lithium iON.

Il s’agit en effet des matières premières et la matière grise. Le Maroc est doté d’un sous sol très riche qui recèle la majorité des ingrédients pour la fabrication de ces solutions de stockage d’énergies qu’elles soient solaires, éoliennes ou hydrauliques. 70% de la production mondiale de cobalt, à titre d’exemple, ira dans ces gigafactories juste pour la mobilité électrique sans parler des autres applications. Les gigafactories installés actuellement en europe ne pourront satisfaire que 70% de la demande en gigawatheure nécessaire à la mobilité électrique d’ici 2030.

Dernière raison et non des moindres, celle qui doit pousser le pays à vraiment opérer le tour et à foncer dans cette direction; réussir la transition vers un développement humain durable par le biais de cette transition énergétique et économique axée sur l’économie du savoir et les industries 4.0. Et c’est un beau challenge décarboné. Il aura un impact très positif sur l’emploi des jeunes et l’émergence souhaitée du pays.

Saisissons nos longueurs d’avance; mettons à profit le redéploiement des chaines de valeurs, valorisons nos matières premières, rentabilisons nos énergies renouvelables, accélérons la stimulation de la R&D, valorisons notre système éducatif. Nous réussirons dans une décennie pour être parmi les leaders si l’audace l’emporte sur l’attentisme. Ou nous resterons en queue de peloton si l’immobilisme l’emporte. CHICHE! Faisons mieux que Tesla... et on le peut comme le claironne, à qui veut l’entendre, notre ami chercheur et inventeur Rachid Yazami. Tous les esprits volontaires des MDM le veulent et le souverain le souhaite de tous ses voeux.

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