Benabdallah: le rapport sur le nouveau modèle de développement n’est pas contraignant

27 mai 2021 - 01:08

Le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Nabil Benabdallah, a déclaré que le rapport sur le nouveau modèle de développement n’est pas contraignant, et n’est pas une nouvelle Constitution que les partis politiques doivent entériner.

« Les partis sont entrain de préparer leurs programmes, et la concurrence exige qu’il y ait une différence entre les partis de gauche, de la droite, du centre ou islamistes » a indiqué Benabdallah, qui était l’invité de l’émission « Rencontre avec la presse » présentée par le journaliste Safi Naciri sur la radio nationale. Le rapport parle de l’ouverture d’une large discussion autour du nouveau modèle de développement, ce qui signifie, selon lui, donner la parole à tous et avoir des avis contradictoires.

« Dans tous les cas, l’intérêt de ce document est de mettre en exergue un certain nombre de directions à prendre », et de montrer que « l’essentiel est de restaurer la confiance et de mobiliser les énergies». Il a estimé que « Les partis politiques ne sont pas obligés d’adopter tout ce qui a été mentionné dans ce document, et nous pouvons aller plus loin et considéré que ce n’est pas la voie la plus efficace ».

Benabdallah a considéré que le nouveau modèle de développement est celui qui permet le développement du pays et la réalisation du bonheur du peuple. Cela reste tributaire, selon lui, d’un espace politique à même de mettre en œuvre ces orientations, d’un gouvernement fort et d’institutions élues fortes à tous les niveaux : parlement, conseils régionaux .. etc.

Il a estimé que malgré la formation d’un mécanisme de suivi du nouveau modèle de développement qui sera supervisé par le roi, il ne faut pas oublier qu’il y a des gouvernements et des conseils élus, ainsi que plusieurs espaces de prise de décisions économiques et sociales.

D’après lui, les espaces notamment politiques et économiques vivent sou des contraintes mettant en garde contre le fait de considérer les partis politiques comme des entités négligeables et de les tenir responsables de ce qui a n’a pas été réalisé, à moins que l’on est, dit – il, plus besoin de partis, c’est-à-dire d’élections, de Parlement et de gouvernement.

A cet égard, le Rapport a mi l’accent sur l’option démocratique et la reddition des comptes. «Nous avons la classe politique que nous méritons dans notre pays, et les citoyens doivent avoir confiance en leur État et en leurs institutions », a souligné Nabil Benabdallah.

Et d’ajouter: « On ne pas être d’accord sur tout ce qui a été dit dans le rapport vu le pluralisme de la scène politique. Nous avons des conservateurs, des progressistes, des modérés et des centristes, ainsi que ceux qui croient dans le libéralisme absolu. Il faut donc laisser une liberté de parole à tout le monde ».

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