Les marocains expulsés d’Algérie rappellent le drame subi en 1975 et demandent réparation

16 décembre 2021 - 07:09

Les marocains, victimes de l’expulsion collective arbitraire d’Algérie, le matin de Aïd Al Adha en 1975, se souviennent encore de la tragédie humaine qu’ils ont vécue.

Près d’un demi-siècle après l’incident, ces familles appellent les autorités algériennes à reconnaître leur responsabilité et insistent sur la réparation des dommages moraux et matériels qu’ils ont subie durant toutes ces décennies indique un communiqué reçu par le journal « Al Oâmk ».

Ils renouvellent leur appel au régime algérien pour régler cette question de droits humains et à présenter des excuses officielles à l’Etat marocain et eux victimes.

Le communiqué reçu du Collectif international de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie (CIMEA) souligne que « son devoir est de faire la lumière sur les faits et de préserver la mémoire des victimes directes et indirectes » . Il appelle également à « ouvrier les frontières entre les deux pays afin de permettre aux familles et proches de se reconstituer ».

Pour rappel, cette expulsion avait touché prés de 45 000 familles marocaines et sans sommation, alors que le monde islamique célébrait l’Aïd Al Adha, une fête sacrée, ancrée dans la bienveillance et le pardon à l’égard d’autrui. Une décision arbitraire qui faisait suite au lancement, en octobre 1945, de la Marche verte pour la récupération du Sahara marocain.

Le CIMEA explique comment « des familles meurtries physiquement par le froid, psychologiquement par la violence de l’expulsion se sont retrouvées hors de leur domicile, soit hébergées chez des membres de leurs familles qui leur ont fourni un gite de solidarité, soit sous les tentes dressées à la hâte par les autorités marocaines hébétées, elles aussi, par la surprise ».

Créé le 28 février 2021, le CIMEA vise à fédérer les efforts de toutes les associations qui se sont portées volontaires pour lutter bénévolement, avec des moyens financiers et humains très limités.

Il tient à saluer « la collaboration active et solidaire qui s’est forgée entre lui et l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH) et qui sera concrétisée publiquement et officiellement dans les jours à venir ».

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