Violents affrontements entre étudiants à Tétouan

06 avril 2022 - 10:30

La faculté des lettres et sciences humaines de Tétouan, affiliée à l’université Abdelmalek Saadi, a été témoin hier lundi de violents affrontements, entre deux factions étudiantes, qui ont fait des blessés plus ou moins graves, alors que les études sont partiellement suspendues à l’université.

Selon des sources, les affrontements ont éclaté après que des étudiants appartenant à une faction ont tenté d’empêcher les élections organisées par une autre faction. Les sources ont rapporté qu’en quelques minutes la cour du collège s’est transformée en une « arène de confrontation » entre les deux factions étudiantes, dans laquelle des pierres, des armes blanches, des machettes et des bâtons ont été utilisés, causant des blessures plus ou moins graves.

Le décanat dénonce

Le décanat de l’université a déclaré dans un communiqué,, que la période du 30 mars au 4 avril 2022 a été témoin d’incidents violents à l’intérieur du campus de l’université, auxquels ont participé des étudiants de l’université en question ainsi que des éléments étrangers. L’université a expliqué que lors de ces affrontements, des outils en fer, des armes blanches et des bâtons ont été utilisés, ce qui a causé des blessures plus ou moins graves à certains des éléments, qui ont été transférés à l’hôpital Saniat Rmel de Tétouan.

La même source a souligné que ces affrontements ont provoqué la destruction de certains biens de l’institution et créé des cas de peur et de terreur parmi les étudiants, avec la suspension partielle des études. Face à la gravité de ces événements le décanat de l’université « dénonce les incidents de violence, quelle qu’en soit la source, et souligne que l’université est un espace de recueil, de connaissance et de recherche, conformément aux règlements et lois régissant l’Université marocaine. L’université a précisé qu’elle se réserve le droit de prendre des mesures administratives contre tout étudiant appartenant à l’établissement qui a participé à des actes de violence, et un droit de suivi judiciaire contre tout élément étranger à l’établissement impliqué dans ces événements.

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