Le magazine « Be Cult » d’Argentine revisite « la culture et les traditions millénaires » du Maroc

15 septembre 2022 - 11:00

Le magazine culturel argentin « Be Cult » a revisité « la culture et les traditions millénaires » du Maroc à travers un dossier décliné en différents genres journalistiques (Interview, récit de voyage, chronique…etc)

Le Maroc est « une expérience onirique », titre de prime à bord le magazine, qui raconte ensuite « une histoire magique (…) où chaque impression, chaque sensation et chaque image en éveille une autre et contribue à déployer un kaléidoscope multisensoriel de mémoire incandescente ».

L’auteur de la chronique, Jorge Vega Iracelay, énumère les différentes facettes de la culture marocaine qui « convergent dans ce pays et témoignent d’une histoire millénaire construite par les Phéniciens, les Romains, les Carthaginois, les Wisigoths, les Vandales, les Maures, les Espagnols juifs, les Arabes, les Berbères et les Subsahariens ».

Pour lui, « le Maroc est synonyme de mystère, de fantaisie, d’imagination et de somptuosité révélés par la beauté de son peuple, son ésotérisme, ses histoires, (…) et ses caravanes dans le désert, qui ont inspiré l’imaginaire et la mystique qui l’entourent ».

Dans un autre article, Maribel Méndez décortique la « transculturalité » qui marque la littérature marocaine, en mettant en avant les « nombreux écrivains marocains qui ont choisi la langue espagnole pour leurs créations. Dans certains cas, de manière tout à fait naturelle car ils la considèrent comme leur propre langue, et dans d’autres cas, à travers une adoption consciente par amour ou par désir de s’exprimer au-delà de leur langue ».

Méndez, qui est responsable de la Bibliothèque Juan Goytisolo au sein de l’Institut Cervantes de Tanger, égrène un chapelet de dizaines d’écrivains marocains de langue espagnole, et d’écrivains espagnols nés au Maroc dont les créations sont intimement liées à cette « transculturalité » qui unit les deux rives du Détroit.

Le dossier de « Be Cult » comporte également une description poétique de Tanger datée de 1923 et écrite par le poète argentin Oliverio Girondo et un autre poème d’un autre argentin, Alfredo Rodolfo Bufano daté de 1951 sur l’extravagance de l’hôtel El Menzah de Tanger à cette époque charnière.

Dans une interview à « Be Cult », la chargée d’affaires de l’ambassade du Maroc en Argentine, Imane Dryef évoque les « ressembles » entre Argentins et Marocains en termes de convivialité et de partage des repas en famille et avec des amis.

Elle y parle également du travail fait par la représentation diplomatique du Maroc en Argentine pour rapprocher les deux peuples à travers des rencontres sur le cinéma, la littérature, la poésie.

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