La résolution du parlement européen contre le Maroc, témoigne d’une « approche hâtive et lâche » (analyste politique)

24 janvier 2023 - 02:00

La résolution du parlement européen contre le Maroc « ne reflète en rien la réalité et témoigne d’une approche hâtive et lâche qui manque d’équilibre », a estimé l’analyste politique Mohamed Bouden.

Cette résolution, qui ne reflète en rien le partenariat stratégique maroco-européen, est une décision biaisée comprenant une diffamation délibérée visant à atteindre des objectifs politiques loin d’être innocents, à donner une image négative du Maroc et à nuire à la place méritée du Royaume au sein de la communauté internationale, a noté Bouden.

La résolution ne prend également pas en compte la nécessité de poursuivre le renforcement des relations entre Le Maroc et l’Union européenne dans les domaines liés à la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, et la réduction des flux migratoires irréguliers, ainsi que dans les domaines économique, sécuritaire, politique et culturel, a précisé l’analyste.

Le Maroc n’accepte pas que le Parlement européen « devienne un outil pour les cercles étroits d’esprit, mais plutôt une institution avec des normes et une éthique », a-t-il relevé.

Il a, en outre, noté que la résolution du Parlement européen ne peut être expliquée dans une logique diplomatique, le Royaume étant un État indépendant et souverain qui ne peut accepter les pressions ou diktats politiques, au moment même où ces parties ne trouvent pas le même courage pour discuter des atteintes à la liberté d’autrui et s’intéresser aux problèmes critiques et répandus en Europe tels que la discrimination, la xénophobie, l’islamophobie et l’extrémisme dans le traitement des immigrés.

Le responsable du Centre Atlas d’analyse des indicateurs politiques et institutionnels a, dans ce sens, affirmé que le Parlement européen ne sera pas en mesure d’apporter une contribution constructive aux relations maroco-européennes s’il continue à adopter cette approche de la « traque » et cette mentalité de “protectorat”.

Bien que le Parlement européen ne contrôle pas la politique étrangère de l’Union européenne, « le contenu de la résolution soulève de sérieux doutes en termes de timing”, ajoute Bouden, rappelant la nécessité de protéger le partenariat Maroc-UE à travers la vérification des informations avancées.

L’expert a, par ailleurs, souligné que “cette résolution, qui reflète la frustration des opposants du Maroc et leur incapacité à saper ses efforts, n’arrêtera pas l’ambition du Royaume de continuer sur la voie du progrès”.

“Le Maroc, à l’instar d’autres pays, n’est pas un pays parfait », mais il dispose de ses propres institutions, sa souveraineté judiciaire, et son propre modèle, a-t-il relevé, notant que l’objectif de cette résolution n’est pas d’aller de l’avant, mais plutôt d’utiliser les droits de l’Homme comme un moyen pour cibler le Maroc”.

Bouden a ainsi a appelé le Parlement européen à honorer ses engagements envers le Maroc dans le cadre des valeurs communes sans s’immiscer dans la souveraineté judiciaire et les affaires intérieures du Royaume, à respecter la charte des Nations unies, et à veiller à aborder les questions bilatérales de manière qui serve les intérêts des deux parties.

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