Politique

Ouverture à Johannesburg des travaux des Commissions permanentes du PAP en présence du Maroc

Les Commissions permanentes du Parlement panafricain (PAP) ont entamé, lundi, leurs réunions au siège de l’institution à Midrand, en Afrique du Sud, en présence d’une délégation parlementaire marocaine.

D’autres structures du Parlement, dont le Bureau et les caucus régionaux devraient également se réunir du 6 au 17 mars courant.

Les séances de mars de l’institution législative panafricaine se tiennent sous le thème de l’ Union africaine (UA) pour 2023 « Accélération de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine ».

Au cours de ces sessions, les Commissions permanentes et d’autres organes du PAP élaboreront des plans pour générer un engagement politique plus important et accélérer la mise en œuvre effective de la zone de libre échange, afin de profiter pleinement aux citoyens africains et de réaliser les aspirations et les objectifs de l’Agenda 2063.

La première réunion statutaire de cette année, dirigée par le président du PAP, Chief Fortune Charumbira , délibérera entre autres de l’état d’avancement de la loi type sur la gestion des sols et du Plan d’action décennal de l’UA pour mettre fin au travail des enfants.

Elle planchera également sur le travail forcé et la traite des êtres humains, le rapport sur l’accès à l’information, les droits numériques, la loi type sur le changement climatique, les missions d’enquête proposées dans plusieurs zones de conflit et postes frontières sur le continent et la suppression des visas pour les équipes sportives voyageant en Afrique.

Les membres du plus grand rassemblement parlementaire d’Afrique organiseront également un atelier de renforcement des capacités sur la signature et la ratification de certains protocoles et chartes de l’Union africaine.

De plus, la Journée internationale de la femme 2023 sera commémorée sous le thème : « Pour un monde numérique inclusif : innovation et technologies pour l’égalité des sexes ».

Enfin, les Comités permanents du PAP recevront des rapports de diverses institutions de l’UA dans le cadre de la fonction de contrôle du Parlement. Ces institutions comprennent, notamment, le Conseil de lutte contre la corruption, la Commission de l’Union africaine sur le droit international et le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs.

Les fonctions des Comités permanents du Parlement panafricain sont alignées sur celles de la Commission de l’Union africaine. Les Commissions sont le moteur du Parlement car elles lui permettent d’exercer ses principales fonctions de contrôle, de conseil et de consultation.

En outre, un tel arrangement permet au Parlement d’exercer plusieurs fonctions simultanément et de mener les enquêtes détaillées requises sur les sujets de préoccupation.

Le Parlement marocain est représenté à ces réunions par trois députés de la Chambre des Représentants et deux Conseillers de la Chambre des Conseillers.

Il s’agit de Laila Dahi du Rassemblement national des indépendants (RNI), Khadija Arouhal du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Abdessamad Haiker du Parti Justice et développement (PJD), Aydi Youssef de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et Hanaa Benkhair de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM).

Le parlement panafricain est une Assemblée consultative de l’Union africaine qui regroupe les députés des pays membres de l’Union africaine. Il a été créé en vertu de l’article 5 de l’Acte constitutif de l’UA et installé officiellement dans ses fonctions le 18 mars 2004.

Chaque État membre est représenté au sein du PAP par cinq parlementaires issus de la majorité et l’opposition, dont au moins une femme, élus ou désignés par leurs parlements ou organes législatifs nationaux.

Le PAP occupe ainsi une place de choix en tant qu’organe représentatif suprême dans l’architecture de gouvernance de l’Union africaine. En conséquence, l’institution législative est devenue l’un des huit principaux organes de l’UA avec pour mandat d’assurer la pleine participation des peuples africains au développement économique et à l’intégration du continent.

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