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« Efforts louables » du Maroc pour lutter contre la stigmatisation associée aux maladies mentales (SG du ministère de la santé)

Le Maroc a consenti des «efforts louables pour lutter contre la stigmatisation sociale et structurelle associée à la maladie mentale», a affirmé le secrétaire général du ministère de la santé, M. Abdelkrim Meziane Bellefquih, en marge de sa participation au 5ème sommet mondial de la santé mentale qui se tient à Buenos Aires.

M. Meziane Bellefquih, qui représente le Maroc à ce sommet aux côtés de centaines de délégués gouvernementaux et d’experts internationaux en santé mentale, a énuméré les mesures adoptées par le Maroc pour combattre la stigmatisation des patients à travers notamment des campagnes de sensibilisation sur les droits des personnes atteintes de troubles mentaux, ainsi que le renforcement du financement de la santé mentale.

Le Maroc encourage également l’implication des personnes atteintes de troubles mentaux et leurs familles dans le processus décisionnel, a ajouté M. Meziane Bellefquih dans une déclaration à la MAP.

Faisant remarquer que la santé mentale est un « droit humain universel et une condition nécessaire pour le développent des sociétés », M. Meziane Bellefquih a rappelé que le Maroc avait érigé depuis quelques années la question de la santé mentale au rang des priorités nationales.

Depuis 2018, grâce aux orientations de SM le Roi Mohammed VI, a souligné M. Meziane Bellefquih, le gouvernement a renouvelé ses engagements en recentrant ses efforts sur deux chantiers majeurs : la protection sociale et le système de santé.

Dans cette même dynamique, a-t-il ajouté, les considérations en Santé mentale et de Soutien Psychosocial (SMSPS) ont été intégrées, en tant que composante essentielle de la riposte aux situations d’urgences sanitaires et de catastrophe.

A ce titre, et pour faire face à la catastrophe causée par le séisme qui a frappé le Maroc le 8 septembre dernier, a souligné le secrétaire général du ministère de la santé, des interventions de SMSPS à base communautaire, professionnelles et spécialisées ont été mises en place.

Toutes ces mesures témoignent de l’engagement du Maroc en faveur de la santé mentale dans toutes les politiques publiques, seul garant pour atteindre les Objectifs du développement (ODD) et l’accès à la santé mentale pour tous en tant que droit universel.

Des mesures stratégiques ont été mises en œuvre dans ce sens, à travers l’amélioration de la gouvernance du système de santé, via notamment la création d’une Haute Autorité de la Santé (HAS) et la mise en place de groupements sanitaires de territoire (GST).

Ces mesures ont trait également au renforcement et la valorisation des ressources humaines de santé; la mise aux normes de l’offre de soins et la digitalisation du système d’information sanitaire.

D’autres mesures ont été adoptées, notamment en matière d’intégration de la santé mentale dans les système de santé primaires (SSP) et dans l’hôpital général, abandonnant ainsi les structures de psychiatrie asilaire; l’accès aux psychotropes de nouvelles générations et aux interventions de réhabilitation psychosociale et l’élaboration d’une stratégie nationale de prévention du suicide.

En marge de sa participation à ce sommet, M. Meziane Bellefquih a eu une série d’entretiens avec un certain nombre de responsables du secteur de la santé de la région latino-américaine, notamment la ministre argentine de la Santé, Clara Vizotti, et le Président de la Commission nationale pour la santé mentale et la toxicomanie au Mexique, Juan Manuel Quijada.

Les participants au 5e Sommet mondial de la santé mentale, qui clôture ses travaux ce vendredi, ont préconisé la lutte contre la stigmatisation en matière de santé mentale et l’intégration prioritaire de cette question dans toutes les politiques publiques.

Organisé en collaboration avec l’OMS, ce sommet a tenu ses assises pour la première fois à Londres en 2018.

La présente édition vise à inscrire les interventions communautaires en santé mentale dans toutes les politiques publiques et à inclure les services de santé mentale et de soutien psychosocial dans les préoccupations budgétaires nationales.

Elle vise aussi à enclencher le processus de transformation du modèle de soins de santé mentale en un modèle communautaire.

RM

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