Économie

La croissance économique marocaine légèrement à la hausse grâce à l’augmentation des activités agricoles et industrielles

L’économie marocaine continue de croître grâce à l’augmentation des activités agricoles et à une légère croissance dans les activités du secteur industriel, contrairement au ralentissement du secteur des services, comparé à l’année précédente où la croissance était lente à 1,3%, en raison du déclin de l’activité agricole dû à une vague de sécheresse, la plus forte depuis quatre décennies.

Selon les données publiées par le Haut-Commissariat au Plan, l’économie nationale a connu un taux de croissance de 2,8% au troisième trimestre de l’année en cours, après un taux de croissance de 3,5% au premier trimestre et de 2,3% au deuxième trimestre.

Le budget 2023 prévoit une croissance économique de 3,4% pour l’année en cours et de 3,7% pour l’année prochaine, tandis que la Banque du Maroc prévoit un taux de croissance de 2,7% pour 2023, qui devrait s’améliorer à 3,2% en 2024, selon le site Al Sharq spécialisé.

Les données du Haut-Commissariat au Plan indiquent que les activités du secteur agricole ont augmenté de 5,7% au troisième trimestre, après une baisse de 13,1% à la même période de l’année précédente, où la saison de sécheresse était plus sévère qu’actuellement.

Les données soulignent que l’importance du secteur agricole réside dans sa contribution de 14% au produit intérieur brut du Maroc, et emploie plus de 40% de la population, ce qui en fait un facteur crucial dans la croissance économique, étant affecté par une saison de pluies faible et irrégulière.

La même source ajoute que le secteur industriel commence à retrouver sa santé, bien que légèrement, avec une croissance de ses activités de 0,5%, comparée à une baisse de 2,8% au trimestre précédent, et une baisse de 1,1% au troisième trimestre de l’année précédente. La baisse de 3,7% des activités des industries extractives a eu un impact significatif sur la dynamique du secteur au troisième trimestre de l’année en cours.

En revanche, les activités du secteur des services ont ralenti à 3,1%, contre 5,9% au troisième trimestre de 2022, en raison du déclin des activités hôtelières, de restauration, des services financiers et d’assurance, selon les données du Haut-Commissariat.

La demande intérieure a augmenté de 4% au troisième trimestre 2023, contre une baisse de 1,3% à la même période de 2022, contribuant à la croissance économique nationale de 4,4 points, au lieu d’une contribution négative de 1,4 point.

Ainsi, les dépenses de consommation finale des ménages ont augmenté de 0,4%, contre 0,1% à la même période de l’année précédente, contribuant à la croissance économique de 0,2 point, au lieu de stagner.

Les dépenses de consommation finale des administrations publiques ont également augmenté de 3,8%, contre 2,3%, contribuant à la croissance de 0,7 point, contre 0,4 point.

De même, la formation brute totale d’investissement (formation brute de capital fixe, variation des stocks et acquisition nette de biens précieux) a connu une forte augmentation de son taux de croissance, passant d’une baisse de 6,6% au troisième trimestre 2022 à une hausse de 11,6%, avec une contribution à la croissance de 3,4 points, au lieu d’une contribution négative de 2 points.

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