Économie

Prévision officielle d’une augmentation des recettes fiscales de plus de 5 %

Le Ministère de l’Économie et des Finances prévoit que les recettes fiscales atteindront 280,40 milliards de dirhams pour l’année en cours, soit une augmentation de 5,8 % par rapport à l’année précédente.

Ces recettes comprennent les impôts directs et les taxes similaires, qui devraient augmenter de 3,3 % pour atteindre 117,08 milliards de dirhams, tandis que les impôts indirects devraient augmenter de 6,4 % pour atteindre 128,21 milliards de dirhams.

En outre, les droits de douane devraient augmenter de 4,5 %, atteignant 15,51 milliards de dirhams, tandis que les droits d’enregistrement et de timbre devraient atteindre 19,50 milliards de dirhams, soit une augmentation de 20,8 %.

En ce qui concerne la répartition de l’impôt sur le revenu par catégories sociales et professionnelles, telles que définies dans la loi de finances pour 2024, les professionnels occupent la première place avec 53,2 %, suivis par les fonctionnaires avec 21,4 %, tandis que les employés du secteur privé sont en dernière position avec 4,1 %.

Selon un rapport du Ministère de l’Économie intitulé « Budget du citoyen pour la loi de finances de 2024 », les revenus non fiscaux devraient augmenter de 3,7 % par rapport à l’année précédente, soit 30,93 milliards de dirhams.

Les recettes provenant des monopoles et exploitations d’État, des contributions financières de l’État et des revenus des biens de l’État contribueront à hauteur de 19,83 milliards de dirhams, soit une augmentation de 0,1 % par rapport à 2023, tandis que d’autres revenus non fiscaux contribueront à hauteur de 11,09 milliards de dirhams, soit une augmentation de 10,9 %.

Le même rapport estime que les dépenses du budget général, y compris les dépenses de la dette publique, s’élèveront à 498,16 milliards de dirhams pour la loi de finances de 2024, contre 486,39 milliards de dirhams en 2023, soit une augmentation de 2,4 %.

Les dépenses de fonctionnement représenteront 279,43 milliards de dirhams, soit une augmentation de 3,1 %.

Les dépenses d’investissement s’élèveront à 118,11 milliards de dirhams, soit une augmentation de 11,4 %, tandis que les dépenses liées au service de la dette publique diminueront de 7,9 %, pour atteindre 100,63 milliards de dirhams contre 109,22 milliards de dirhams en 2023.

Le rapport précise que l’augmentation d’un point de base (0,01 %) des taux d’intérêt sur le marché local entraînera une augmentation des coûts de la dette intérieure de 16 millions de dirhams cette année, tandis qu’une augmentation similaire des taux d’intérêt entraînera une augmentation des coûts d’intérêt de la dette extérieure de 11,1 millions de dirhams en 2024.

Le rapport indique également qu’en cas d’augmentation de 1 % du taux de change de l’euro par rapport au dollar, le service de la dette extérieure du Trésor augmentera de 34,9 millions de dirhams, soit 0,120 %, mais une baisse de 1 % du taux de change de l’euro par rapport au dollar entraînera une diminution du service de la dette extérieure de 35,5 millions de dirhams, soit 0,122 %.

Il est prévu que les besoins de financement du budget de l’État atteignent environ 187,16 milliards de dirhams en 2024, soit une baisse de 3,1 % par rapport à la loi de finances 2022. Pour couvrir ces besoins, il faudra recourir à des prêteurs internationaux et locaux, avec des taux d’emprunt respectifs de 70 % et 53,41 %.

Il convient de noter que la loi de finances pour 2024 prévoit une croissance de 3,7 % du produit intérieur brut, tandis que le produit intérieur brut non agricole devrait augmenter d’environ 3,5 %. En revanche, l’indice du produit intérieur brut agricole devrait se stabiliser à 6 %. Les importations de biens et de services devraient également augmenter de 5 % au cours de l’année en cours

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