Politique

Rachidi : La majorité des plaintes contre les corrompus « inacceptables » car elles ne remplissent pas les conditions requises

Le président de l’Instance Nationale pour l’Intégrité, la Prévention et la Lutte contre la Corruption, Mohamed Bachir Rachidi, a déclaré vendredi que la majorité des plaintes et des dénonciations concernant les pratiques corrompues reçues par l’instance de la part des citoyens ne remplissent pas les conditions requises, après leur étude et l’examen des données fournies, en raison de l’insuffisance d’informations, ajoutant que ces plaintes pourraient être l’une des voies d’accès aux pratiques corrompues pouvant être automatiquement contrées.

Rachidi a expliqué que l’instance prévoit d’organiser une campagne de communication dans le but de clarifier les conditions nécessaires que doivent remplir les plaintes et les dénonciations de corruption pour être acceptées, ajoutant que cette campagne vise à sensibiliser les citoyens et tous les acteurs en général sur les normes requises, ainsi qu’à les informer sur les garanties de protection des lanceurs d’alerte sur la corruption et les mécanismes de protection disponibles.

Le responsable a également souligné que la valeur ajoutée de l’instance réside dans son travail sur des dossiers complexes, le démantèlement des réseaux cachés et tout ce qui est lié aux conflits d’intérêts, notant que dans ce but, l’instance a développé des expertises et des compétences de haut niveau et a mis en place un dispositif d’officiers comprenant des enquêteurs douaniers, des officiers de la police judiciaire et des juges du Conseil supérieur des comptes, afin de diversifier les approches dans le but de développer une expertise spéciale.

Rachidi a également précisé, lors de sa visite à la Fondation Fqih Tétouani, que l’instance dispose de programmes de formation aux niveaux national et international, tant avec des partenaires nationaux dans le domaine de la sécurité qu’avec des organisations internationales, y compris des institutions actives dans le domaine de la sécurité, en plus de partenariats avec des institutions asiatiques et européennes ayant une vaste expérience dans le domaine de l’audit, soulignant qu’elle combine toutes ces expertises dans le but de fournir une gamme variée de capacités pour contrer les pratiques corrompues.

Dans le même contexte, Rachidi a considéré que l’enrichissement illicite est une entrée principale pour la lutte contre la corruption, ajoutant que « compte tenu de la spécificité des actes de corruption, l’enrichissement illicite est un indicateur parmi d’autres qui peut mener à des actes de corruption », ajoutant que « ne pas encadrer cet aspect laisserait une grande faille, c’est pourquoi nous avons réalisé un rapport pour dépasser le débat sur le fait que l’approche de criminalisation de l’enrichissement illicite viole les droits constitutionnels des citoyens et la présomption d’innocence ».

Il a souligné que « l’instance a établi des normes qui préserveront les droits des citoyens tout en considérant l’enrichissement illicite comme une des portes de la lutte contre la corruption, et nous avons insisté sur le fait que la preuve ne peut être établie qu’après confirmation de l’existence d’une fortune accumulée pendant une période déterminée où la personne concernée était responsable et pouvait exploiter sa position, et dans ce contexte, nous demandons une clarification de la source de cette fortune ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *