Économie

L’industrie automobile attire des investissements chinois au Maroc, un expert souligne le renforcement des négociations avec l’Europe

Le Maroc poursuit ses efforts pour attirer davantage d’investissements étrangers dans l’industrie automobile. Dernièrement, deux accords ont été signés pour la réalisation de projets industriels de fabrication de batteries pour voitures, par les entreprises chinoises Hailiang et Chintem.

Ces deux projets, qui seront implantés dans la ville Mohammed VI Tanger Tech, nécessiteront un investissement total de 910 millions de dollars à partir de cette année.

Le projet de Hailiang, s’étendant sur une superficie de 30 hectares, représente un investissement de 450 millions de dollars et devrait créer 1800 emplois. Le projet de Chintem, quant à lui, couvrira 20 hectares avec un investissement de 460 millions de dollars, générant environ 2000 emplois.

Les accords ont été signés en présence de personnalités éminentes, dont Othman Benjelloun, président de la société d’aménagement Tanger Tech, Fouad Brini, président du groupe Tanger Med, Omar Moro, président du conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Cao Jianguo, président de Hailiang, et Bi Tao, président de Chintem.

S’exprimant sur l’importance de ces investissements pour l’économie nationale, l’analyste économique Omar Kettani a souligné que la Chine est un leader dans le domaine des batteries, notamment celles reposant sur des technologies avancées. Il a indiqué que le choix du Maroc par les investisseurs est pertinent, car ces nouveaux investissements viendront soutenir les projets existants dans un contexte de transition vers la production de voitures électriques.

Kettani a également noté que la fabrication de voitures électriques nécessite une technologie avancée dans le domaine des batteries ainsi que la fabrication de puces électroniques. Il a mentionné que le Maroc attire des investissements dans ces deux secteurs, avec des entreprises chinoises pour les batteries et une société britannique pour les puces électroniques, soulignant ainsi l’orientation du pays vers des entreprises technologiquement avancées.

L’expert a affirmé que le Maroc vise le marché africain en pleine croissance, ce qui attire des entreprises cherchant à pénétrer ce marché via le Maroc. Cette stratégie renforcera la position du Maroc en Afrique et améliorera son pouvoir de négociation avec l’Europe, permettant au pays de disposer d’un poids économique considérable.

La position géographique du Maroc, situé à la croisée de l’Afrique, de l’Europe et des Amériques, en fait un pont vers l’Afrique, ce qui a facilité l’acceptation de transferts technologiques de pointe en échange d’un accès au marché africain.

Kettani a conclu que de tels investissements revitaliseront le secteur industriel marocain, traditionnellement centré sur les phosphates et le textile depuis l’indépendance. L’ouverture à des technologies de pointe élargira le champ d’action du Maroc, notamment dans le vaste marché des pièces détachées automobiles, où 5000 entreprises européennes sont actives.

Il a également souligné que la proximité géographique du Maroc avec l’Europe permet au pays de concurrencer certaines nations européennes et de répondre aux besoins de ces marchés parmi les plus grands consommateurs.

Enfin, Kettani a noté que ces investissements devraient favoriser la croissance économique du Maroc grâce à l’expansion industrielle. Il a souligné que la Chine, dominant 80 % de la production mondiale de batteries, a intérêt à investir au Maroc en tant que pôle de production de batteries.

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