Société

Le séisme d’Al Haouz révèle le manque de plans locaux pour la gestion des catastrophes

Selon un rapport du Conseil National des Droits de l’Homme, les communautés touchées et non touchées par le séisme d’Al Haouz ne disposent pas de plans locaux pour faire face aux catastrophes. Ce rapport souligne également des disparités régionales en termes d’investissement dans les infrastructures vitales et les bâtiments dans les quatre régions concernées.

D’après le rapport annuel du Conseil pour 2023, auquel le journal « Al Omq » a eu accès, bien que ces communautés ne possèdent pas de plans locaux, elles disposent de mécanismes régionaux ou provinciaux de réponse qui ne sont cependant pas fondés sur une approche basée sur les droits de l’homme.

La plupart des communautés ne disposent pas de systèmes d’alerte précoce, mais elles s’appuient sur des centres régionaux et d’autres mécanismes pour fournir des informations couvrant la région. Il y a un manque de sites permanents et d’équipements spécifiquement destinés à assurer une réponse efficace aux urgences et à prendre en charge les victimes dans divers scénarios de catastrophes.

Le Conseil de Bouayach a confirmé l’existence de disparités régionales dans l’investissement dans les infrastructures vitales et les bâtiments, et dans l’évaluation de leur conformité aux normes de sécurité et de résistance aux catastrophes. Les communautés de la région de Drâa-Tafilalet, par exemple, présentent un niveau de vulnérabilité plus élevé que les autres régions, avec des différences notables entre les zones urbaines et rurales, ainsi qu’entre les grandes et petites communautés au sein de la même région.

Le Conseil a également souligné l’absence de plans alternatifs pour assurer l’éclairage lors des catastrophes, ceux-ci étant disponibles uniquement dans les installations vitales prioritaires telles que les hôpitaux, les aéroports, les installations touristiques et le secteur agricole. Les autres communautés ne disposent pas de tels plans ou équipements alternatifs.

Le rapport note également la faiblesse ou l’absence de campagnes d’éducation pour comprendre les méthodes d’évacuation, de protection, de préparation et d’attribution des responsabilités dans l’assistance aux groupes les plus vulnérables, ainsi que l’absence de directives concernant la gestion des médias et des sources d’informations fiables pendant les crises.

Le rapport met en lumière le manque de sensibilisation collective aux mécanismes d’assurance contre les catastrophes naturelles mis en place par l’État, avec une absence de systèmes ou de mesures spécifiques pour protéger les droits de l’homme pendant les phases de secours et dans la gestion des centres d’hébergement temporaire. Les mesures se sont limitées à demander aux victimes de quitter leurs maisons, avec la rédaction de rapports d’inspection pour certains des affectés.

Malgré les efforts pour garantir le droit à l’éducation pour les élèves des zones touchées par le séisme, il a été constaté que de nombreux élèves ne se sont pas inscrits lors de leur transfert vers des internats, en particulier car cette période coïncidait avec des grèves menées par les enseignants.

Le Conseil a suivi le transfert des élèves vers des internats publics à Marrakech qui étaient fermés et non qualifiés, manquant des conditions minimales d’accueil, en plus du non-respect de la vie privée des élèves filles et garçons, ce qui a conduit à la démission de plusieurs élèves filles.

Le rapport a également indiqué que les intervenants disposent de formations généralement liées aux opérations de sauvetage et aux interventions techniques lors de catastrophes naturelles, mais celles-ci n’intègrent pas l’approche basée sur les droits de l’homme, avec des disparités dans l’accès à ces formations parmi les quatre régions touchées par le séisme.

Le rapport conclut en affirmant que la protection civile est en première ligne conformément aux missions qui lui sont légalement assignées, avec une formation axée sur la prévention, le sauvetage, le secours, la gestion des risques et des catastrophes, ainsi que dans les domaines scientifiques, techniques et administratifs associés.

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