Société

Les professionnels de l’élevage de poulet de chair accusent les entreprises de fourrage de « cupidité » et annoncent de nouvelles augmentations des prix

L’Association Nationale des Éleveurs de Poulet de Chair a confirmé que les augmentations illégitimes des prix des matières intervenant dans la production de poulet de chair entraîneraient une hausse des prix du poulet sur le marché de consommation, en plus de l’augmentation du coût des « poussins d’un jour » cette semaine à 9 dirhams.

L’Association a ajouté que le prix des aliments composés, lui aussi, n’a connu aucune baisse comme attendu parallèlement aux prix du marché international, ajoutant à cela la faible qualité, soulignant que ces augmentations contribueraient à la perte des petits éleveurs restants et à l’élimination du pouvoir d’achat des citoyens.

L’Association a enregistré, dans un communiqué consulté par « Al Omk », que cette hausse est survenue quelques jours après la réunion tenue le 13 juin dernier par l’Association Nationale des Éleveurs de Poulet de Chair avec la présidence du Conseil de la concurrence, appelant ce dernier à réagir positivement aux propositions de l’Association.

Dans ce contexte, les professionnels de l’élevage de poulet de chair au Maroc ont demandé aux responsables une intervention urgente et immédiate pour protéger les petits et moyens éleveurs restants, et le consommateur en premier lieu, de la cupidité des entreprises productrices de matières intervenant dans la production de viande de poulet, notamment alors que les matières intervenant dans la composition des aliments ont connu une baisse significative sur le marché mondial.

Par ailleurs, Mohamed Aboud, président de l’Association Nationale des Éleveurs de Poulet de Chair au Maroc, a confirmé que depuis la grippe aviaire de 2015/2016, ils demandent, avec les associations de la société civile, l’ouverture de l’importation de poussins de chair avec des droits de douane réduits ou une exonération totale, mais la réponse a toujours été soit l’ignorance par le ministère soit le refus « de manière détournée » par la fédération.

Aboud a déclaré au journal « Al Omk » que plusieurs entreprises affiliées à la Fédération Professionnelle du Secteur Avicole (FISA) ne se sont pas conformées à la stratégie du Plan Maroc Vert, qui fixait le prix de revient du poulet à moins de 8 dirhams avant 2012, précisant que les coûts aujourd’hui en 2024 ont doublé et sont devenus exorbitants en raison de l’absence de contrôle sur les entreprises responsables.

Concernant les aliments, le porte-parole a confirmé que l’Association a toujours demandé l’exonération des aliments composés des droits de douane, mais le gouvernement a décidé de supprimer les privilèges des intrants alimentaires, limitant ainsi les bénéfices à ces entreprises uniquement, ajoutant : « En effet, les entreprises ont bénéficié de cette décision, tandis que le consommateur et l’éleveur continuent de souffrir de coûts et de pertes élevés sans aucun bénéfice du soutien reçu par les entreprises ».

Le président de l’Association a demandé au gouvernement d’assumer sa responsabilité et d’intervenir pour réduire les prix des aliments à un niveau proche des prix du marché international, et d’aligner les coûts de production avec les prix du marché, appelant à trouver des solutions appropriées avec les professionnels et les véritables éleveurs qui ont subi de lourdes pertes en raison de l’ignorance du gouvernement et en permettant aux entreprises de bénéficier du soutien fourni par l’État sans que cela ne se reflète sur l’éleveur ou le consommateur.

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