Parlement Panafricain : Le Maroc victime d’un véritable « hold-up » électoral à Johannesburg

De sources diplomatiques et parlementaires concordantes, les récentes sessions du Parlement panafricain (PAP), tenues les 28 et 29 avril 2026 à Johannesburg, ont été le théâtre d’une manœuvre d’éviction systématique visant la candidature marocaine. Ce qui était initialement prévu comme un exercice démocratique s’est transformé en un véritable « mur d’irrégularités » juridiques et procédurales.
Selon des informations rapportées par le journal « Al Omk El Maghribi », l’exclusion du parlementaire marocain Lahcen Haddad ne relève pas d’une défaite électorale classique, mais d’une opération de blocage préméditée. Ces sources dénoncent des « manœuvres procédurales » dénuées de toute transparence, visant à empêcher le candidat marocain de concourir, au mépris des principes d’égalité des chances.
Un déni de démocratie et de pluralisme
Le point de friction majeur réside dans le contournement flagrant du principe de rotation régionale et de la règle du consensus, piliers des institutions de l’Union africaine (UA). Au lieu d’un scrutin ouvert et compétitif, un scénario de « candidat unique » a été imposé en la personne de l’Algérien Fateh Boutabigh.
Toutefois, ce passage en force semble souffrir d’un manque de légitimité politique. Les résultats du vote révèlent un malaise profond : sur 184 députés, 66 se sont abstenus de voter pour le candidat unique. Au sein des cercles parlementaires africains, ce chiffre est interprété comme un désaveu massif, fragilisant la crédibilité morale de cette élection.
Irrégularités et climat de tension
Les rapports émanant des coulisses de Johannesburg font état de dérives sans précédent. Des sources évoquent une présence sécuritaire inhabituelle à l’intérieur des salles de réunion fermées, une pratique contraire aux usages parlementaires internationaux. De plus, les motions d’ordre déposées par la délégation marocaine auraient été systématiquement entravées, tandis que des votes sans base légale claire étaient imposés.
Plus grave encore, des sources font état de « mouvements financiers suspects » en marge des réunions, coïncidant avec une mobilisation intense de la délégation algérienne, jetant ainsi une ombre sur l’intégrité du processus électoral.
L’incompréhension des diplomates
Le profil de Lahcen Haddad, alliant expertise académique, expérience gouvernementale et poids diplomatique, rend son éviction d’autant plus contestée. Plusieurs diplomates s’interrogent sur les critères de sélection du PAP, craignant une instrumentalisation de l’institution au service d’agendas régionaux étroits, au détriment de la compétence et de la méritocratie.
« Le Maroc ne s’est pas retiré de la course ; il a refusé de cautionner un processus dépourvu de toute intégrité démocratique », a confié un responsable diplomatique. Rabat a d’ores et déjà fait savoir qu’elle contesterait ces résultats via toutes les instances juridiques disponibles.
La polémique Boutabigh
Pour ajouter à la controverse, des déclarations attribuées au candidat algérien Fateh Boutabigh, qualifiant son pays d’État « quasi-européen », ont suscité l’indignation. Pour de nombreux parlementaires, ce discours est perçu comme une rupture avec l’esprit d’appartenance africaine et creuse le fossé entre les institutions de l’UA et les aspirations des peuples du continent.
Face à ce que le Maroc qualifie de « revers pour la gouvernance continentale », le Royaume réaffirme sa détermination à défendre la légitimité institutionnelle et appelle à une révision profonde des mécanismes du Parlement panafricain afin de garantir son impartialité et sa transparence.
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