Le droit à l’information : pilier stratégique de la confiance citoyenne et de la gouvernance publique (VIDEO)

Lors d’une conférence organisée ce jeudi par la Commission du Droit d’Accès à l’Information (CDAI) dans le cadre du Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL), Abdelhakim El Mourabit, membre de la commission, a dressé un plaidoyer vigoureux pour une communication publique transparente et proactive.
Loin d’être un simple accessoire administratif, la communication publique s’impose désormais comme le socle de la gestion des affaires publiques. Pour Abdelhakim El Mourabit, la mission des institutions ne se limite plus à la gestion interne, mais s’étend à la diffusion d’une information fiable, authentique et officielle, seule capable de cimenter le lien de confiance entre l’administration et le citoyen.
L’un des points saillants de cette intervention réside dans la distinction fondamentale entre le marketing privé et la communication institutionnelle publique. Si le premier cherche avant tout à promouvoir une image de marque et à conquérir des marchés, la seconde poursuit une finalité d’intérêt général. Elle repose sur les principes de transparence, de reddition des comptes et sur l’obligation de rendre compte de la gestion des politiques publiques. En somme, la transparence n’est plus une option, mais un pilier de la bonne gouvernance.
S’appuyant sur l’article 27 de la Constitution de 2011, M. El Mourabit a rappelé que la loi 31.13 relative au droit d’accès à l’information impose aux administrations de diffuser le maximum de données via les portails électroniques. L’objectif est clair : généraliser la « publication proactive ». Cette stratégie permet non seulement de réduire le flux de demandes individuelles, mais aussi de garantir un accès universel et instantané à l’information non confidentielle, conformément aux standards internationaux.
Le membre de la CDAI a insisté sur le fait que les institutions sont tenues de moderniser l’archivage et la mise à jour de leurs données. Chaque administration doit désigner des responsables dédiés pour faciliter ce droit constitutionnel. Dans un monde marqué par la transformation digitale, l’usage des réseaux sociaux par les organismes publics devient un canal officiel de premier plan. Ce virage numérique exige une vigilance accrue pour vérifier la véracité des faits et une réactivité immédiate, notamment par la multiplication de communiqués clarificateurs en période de crise.
En conclusion, Abdelhakim El Mourabit a affirmé que l’accès à l’information constitue désormais une part intégrante du « capital de l’institution », garantissant sa réputation et sa crédibilité. Ce n’est plus un choix discrétionnaire, mais une obligation légale visant à ancrer les principes de transparence et à transformer durablement la relation entre l’administration et les usagers.
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