Frontières maroco-algériennes : la réponse de l’Algérie à Mohammed VI – Al3omk

Frontières maroco-algériennes : la réponse de l’Algérie à Mohammed VI

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Les récents développements dans le dossier maroco-algérien présagent d’une réouverture des frontières. De hauts responsables algériens viennent de solliciter l’avis d’académiciens sur le sujet, alors que le discours royal envoie des indicateurs très positifs.

Les manifestations algériennes contre le régime en place n’ont suscité qu’un discours positif, sinon neutre, de la part des autorités marocaines, loin de l’habituel langage de bois et de discorde.

Il paraît que cet esprit positif est viral, transcendant le politique pour atterrir dans la rue où des milliers de citoyens marocains et algériens ont célébré, dans un esprit de liesse et de fraternité, la victoire des Fennecs lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en Egypte.

Ce « mouvement sportif » a été couronné par la lettre de félicitations, adressée par le Roi Mohammed VI au peuple algérien, dans laquelle il qualifie la victoire de l’Algérie de couronnement pour le Maroc.

Selon le journaliste, Reda Chennouf, spécialiste des relations maroco-algériennes, « l’ouverture des frontières maroco-algériennes ne dépend pas de l’ex-Président Bouteflika. La problématique existe avant son arrivée au pouvoir », « il s’agit d’une demande populaire avant d’être politique. Les deux peuples ont envie de communiquer sans obstacles, en témoigne l’ambiance aux frontières lors de la CAN 2019 ».

Depuis trois décennies, l’Algérie s’est obstinée à imposer ses conditions, en particulier, la lutte contre le trafic de drogue et l’immigration clandestine. Récemment, des académiciens et des spécialistes de la question ont été interrogés par les responsables algériens sur la meilleure méthode d’aborder le sujet.

Parmi les propositions soumises, « la libre circulation des personnes et la constitution de commissions mixtes interministérielles », en ajournant « le transport des marchandises et les échanges commerciaux, le temps de pouvoir étudier l’évolution du mouvement des voyageurs ».

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