Le nouveau gouvernement El Otmani.. Plus de technocrates, moins de partisans et une équipe resserrée

09 octobre 2019 - 11:10

Le nouveau gouvernement Saad Eddine El Otmani a été nommé par le roi Mohamed VI mercredi soir. Composé de 24 membres, il est marqué par la prédominance des technocrates et la fusion de plusieurs départements.

En effet, neuf ministres sont sans affiliation politique. Outre les technocrates qui n’ont pas changé, notamment ceux dit de souveraineté comme l’Intérieur, les affaires étrangères, les Habous et Affaires islamiques.. deux nouveaux technocrates rejoignent cette équipe. Il s’agit de Khalid Ait Taleb à la Santé (département qui était détenu par le PPS), et de M. Driss Ouaouicha, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (qui était détenu par le PJD).

Du fait de la réduction de l’effectif gouvernemental de 40 à 24, sept ministres représenteront le PJD et quatre le RNI qui maintien son leader Aziz Akhannouch au super ministère de l’Agriculture. Deux ministères sont allés au Mouvement populaire, alors que l'UC et l'USFP seront représentés par un ministère chacun.

Parmi les nouveautés, on notera la suppression du ministère de la Communication, probablement du fait de la mise en place du Conseil national de la presse. Les affaires générales et la gouvernance ne apparaissent plus dans la nouvelle configuration. Idem pour les relations avec la société civile. Les relations avec le parlement reviennent à Mustapha Ramid du PJD qui voit ses prérogatives renforcées en tant que ministre d’Etat chargé des droits de l’homme. Un changement symbolique est à souligner: le ministère de la Solidarité, du Développement social et de la Famille sera également chargé de l'Egalité, et non plus de la femme. Ce qui n’a pas tout a fait la même signification. Celle qui en aura la charge, comme l’avait révélé le journal « Al Oamk », est la pijidiste Jamila El Mossalli, à la place de Bassima Al Hakkawi.

C’est le plus gros remaniement que subit le gouvernement Otmani depuis sa nomination en 2017. Ce dernier a déclaré à la presse que ce remaniement « respecte les normes d'efficacité et de compétence à travers sa structure, et la présence des femmes et des jeunes dans sa composition».

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