Aux plus hauts standards des technologies internationales, la Tour Mohammed VI s’impose comme l’une des signatures les plus marquantes du Maroc contemporain. Inaugurée le 13 avril 2026 par Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, elle a ensuite accueilli un événement officiel marquant son ouverture progressive au public et la présentation de ses différentes composantes. Elle se présente ainsi comme un trait d’union entre innovation et héritage, et incarne une ambition claire : conjuguer performance technologique et valorisation du savoir-faire artisanal national.
Lors de son intervention, Leïla Haddaoui, Directrice générale de la société O Tower, a souligné que la tour a été conçue comme un monument capable d’ériger les meilleures technologies à l’international, tout en constituant une vitrine du savoir-faire artisanal, appelée à sublimer et à révéler toute la richesse des traditions marocaines. Elle a également insisté sur la dimension environnementale du projet, évoquant notamment la façade sud équipée de panneaux photovoltaïques, qui participe activement à l’efficacité énergétique du bâtiment dans une logique d’éco-responsabilité.
Elle a, par ailleurs, mis en avant la dimension humaine du chantier, rappelant qu’il s’agit du fruit du travail de milliers de femmes et d’hommes — architectes, ingénieurs, entreprises, historiens et bureaux d’études — ayant contribué à façonner chaque espace et à inscrire dans l’édifice une narration autour de Rabat et de Salé, ainsi que du patrimoine marocain. Elle a enfin relevé que, depuis son inauguration, la tour s’ouvre progressivement au public à travers son observatoire, sa galerie d’art et l’hôtel Waldorf Astoria Rabat Salé, contribuant ainsi à hisser la destination aux standards internationaux.
Sur le plan opérationnel, Leïla Haddaoui a également rappelé que le chantier s’est imposé comme une démonstration de savoir-faire à l’échelle internationale. Mené en partenariat entre BESIX et TGCC, il a mobilisé jusqu’à 2 500 travailleurs de 15 nationalités, générant aujourd’hui environ 450 emplois directs et 3 500 indirects, confirmant son impact structurant sur le tissu économique.
Elle a, ensuite, évoqué un environnement particulièrement exigeant, marqué par plusieurs contraintes ayant pesé à la fois sur le calendrier et sur les coûts, notamment la complexité des fondations profondes, les ralentissements induits par la pandémie de Covid-19 — malgré la poursuite des travaux de la structure — ainsi que les tensions inflationnistes liées au contexte international, en particulier la hausse du coût de matériaux stratégiques comme l’aluminium utilisé pour les façades.
Enfin, elle a précisé que le projet ne s’inscrit pas dans une logique de centre commercial reposant sur des franchises, mais relève d’une orientation pleinement touristique et culturelle, pensée pour valoriser le patrimoine marocain. L’offre hôtelière s’appuie, selon elle, sur des partenariats et des signatures propres, notamment à travers des collaborations avec des chefs et des marques soigneusement sélectionnés.
Intervenant à son tour, Hind Najah, Directrice de l’investissement au sein de O Tower, a mis en exergue la profondeur identitaire du projet. Elle a expliqué que, derrière son architecture résolument contemporaine, la tour demeure profondément enracinée dans une histoire riche, avec une volonté affirmée de rendre visible le caractère marocain à travers le choix des matériaux et la valorisation des métiers d’art dans lesquels excellent les artisans du Royaume.
Elle a également souligné la dimension collective de cette réalisation, à laquelle ont contribué des milliers de professionnels issus de divers horizons, exprimant l’ambition de voir cet équipement structurant agir comme un levier de dynamisation du secteur touristique de Rabat-Salé, en positionnant la destination comme un pôle capable d’accueillir de grands événements internationaux.
Au micro d’Al3omk, le Directeur général du Waldorf Astoria Rabat Salé a, pour sa part, mis en avant la portée stratégique de cette ouverture. Il a insisté sur la cohérence entre l’héritage historique de la marque et cette nouvelle adresse inscrite dans un projet résolument contemporain, rappelant que cette implantation s’inscrit dans une dynamique internationale récente, marquée par des ouvertures majeures entre l’Occident et l’Orient.
Selon lui, cette présence positionne Rabat au cœur de cette géographie du luxe et contribue directement au rayonnement de la destination, en renforçant son attractivité auprès d’une clientèle internationale. Il a également souligné que la capitale demeure aujourd’hui une place forte du tourisme d’affaires, représentant environ 70 % de sa fréquentation, tout en estimant que le tourisme de loisirs est appelé à compléter cette dynamique et à constituer, à terme, un levier supplémentaire de croissance pour l’écosystème hôtelier.
Au-delà des déclarations, la tour affirme un positionnement culturel fort. Elle abrite près de 7 000 œuvres réalisées par plus de 140 artistes et artisans, dans une scénographie immersive dédiée à l’identité marocaine.
L’expérience proposée au public se prolonge à travers un observatoire réparti sur deux niveaux, combinant dispositifs interactifs et narration historique, avec en toile de fond des panoramas exceptionnels sur des sites emblématiques comme Chellah, illustrant le dialogue entre héritage et modernité.
Le design intérieur, signé Pierre-Yves Rochon, prolonge cette vision en associant élégance contemporaine et artisanat marocain — zellige, cuivre ciselé, bois sculpté — dans une mise en scène raffinée.
En toile de fond de cette inauguration, la Tour Mohammed VI s’impose moins comme une simple prouesse architecturale que comme un signal fort adressé à l’international. Elle redessine la ligne d’horizon de Rabat et de Salé tout en installant un nouveau récit : celui d’une capitale qui assume pleinement son entrée dans une modernité maîtrisée.
Dans son sillage, c’est tout un territoire qui change d’échelle. La vallée du Bouregreg devient le théâtre d’un basculement silencieux, où l’urbanisme dialogue avec l’ambition économique et culturelle. La tour agit ici comme un pivot : elle ne surplombe pas seulement, elle relie, elle catalyse, elle projette. Rabat-Salé s’affirme ainsi progressivement comme un espace d’expérience, capable de conjuguer héritage, création et hospitalité.