Salve de critiques parlementaires contre Al Omrane. Appel à une Commission d’enquête (VIDÉO)

16 juillet 2020 - 12:44

Le Président Directeur Général du groupe « Al Omrane » Badr Kanouni a essuyé une nouvelle salve de critiques des parlementaires, mercredi, notamment de la part de Abdelouahed El Massâoudi du parti de l'Authenticité et de la Modernité (PAM) qui a exigé la constitution d’une Commission d’enquête.

Lors d’un débat à la Commission de contrôle des finances publiques de la Chambrer des représentants, en présence du ministre de tutelle, Nouzha  Bouchareb et de Badr Kanouni, le député a ainsi déclaré que tous les parlementaires, aussi bien de la majorité que de l’opposition, pensent que Al Omrane « a lamentablement échoué ».

«La réunion d'aujourd'hui s'est transformée en un véritable procès pour le groupe », a t il ajouté, rappelant qu'il « n'a jamais assisté à une réunion parlement avec un tel élan de critiques. Ce groupe ne peut plus continuer à travailler de la sorte».


Selon le député du PAM, si le secteur privé avait reçu les 10000 hectares accordés au groupe Al Omrane, on aurait  pu éradiquer les bidonvilles au Maroc. « Sur le papier, on nous dit qu’il n’ y a plus de bidonvilles mais en réalité, il y en a dans toutes les villes. A chaque fois qu’un bidonville disparait, un autre réapparait ».

El Massâoudi, également président du conseil régional de Taza, a souligné que tous les chiffres fournis, à ce sujet, par Al Omrane ne sont que de « purs mensonges ». D’après lui, le groupe a échoué à jouer le rôle de promoteur mais aussi à accomplir sa mission. « Il n'y a pas de promoteur qui a des réserves évaluées à des milliards de dollars. Nous sommes là entrain de jouer aux spectateurs, alors que le groupe continue de faire son travail».

Le député a critiqué plusieurs aspect de la gestion tels que le manque de concentration du groupe sur ses objectifs, l’absence de procédure de cession des terres et de gouvernance et de transparence, l’inflation dans les postes de responsabilité, les recrutements aléatoires,  l’échec catastrophique de tous les programmes, ainsi que le retard dans le paiement des entreprises qui a conduit à la faillite de plusieurs d’entre elles.

« Le moins que l'on puisse faire, conclu le député, est de former une commission d'enquête. Et d’ajouter: «La situation est à son comble que ce soit au niveau central ou régional. Il faut qu’il y ait une réédition des comptes ».

 

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