CGEM et IFC : Recul du taux d’emploi des femmes marocaines à 21%

01 décembre 2020 - 03:33

Selon la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), le pourcentage des femmes dans le marché du travail est en régression ces dernières années. Seules 21% des femmes occupent, en effet, des emplois formels aujourd’hui contre 26% en 2004. En revanche, le taux d’activité des hommes est largement supérieur avec une moyenne de 70% d’occupation de postes dans le secteur formel, indique un communiqué reçu par le journal « A Oâmk ».

A l’occasion du lancement d’une plateforme visant à promouvoir davantage l’employabilité des femmes dans les entreprise, la CGEM indique que le taux d’activité des femmes a constamment diminué au cours des dernières années, aggravant l’écart hommes-femmes sur le marché du travail marocain.
La plateforme lancée par la CGEM et la Société financière internationale (IFC), vise à faire émerger un groupe d’employeurs « champions » au Maroc, et ce afin de mettre en valeur la diversité genre au sein des entreprises marocaines.

Saadia Slaoui Bennani, présidente de la Commission entreprise responsable et citoyenne de la CGEM estime, à ce propos, que « le secteur privé joue un rôle crucial dans l’accès des femmes à de meilleures opportunités d’emploi. Malgré les avancées enregistrées à l’échelle mondiale, la question de la parité et de l’égalité des chances reste un sujet d’actualité ».

« Par ailleurs, il a été démontré que la participation des femmes au marché du travail et à des activités rémunératrices a un impact positif, en termes de développement humain sur la société dans son ensemble. Ainsi, l’égalité homme-femme n’est pas seulement une question sociale mais elle est aussi une vraie question économique et de développement en faveur d’une société plus durable, égalitaire et inclusive », a-t-elle ajouté.

De son côté, Xavier Reille, le directeur d’IFC du Groupe de la Banque mondiale au Maroc, en Tunisie et en Algérie a déclaré que 42 % des étudiants universitaires sont des femmes, et pourtant, seule la moitié d’entre elles est officiellement active, ce qui impacte négativement la performance des entreprises marocaines.

Il a ajouté que la promotion des talents féminins dans l’entreprise marocaine est un levier de relance pour une croissance durable, surtout en cette période de pandémie du Covid-19.

X. Reille souligne également le rôle incontournable des outils d’IFC, comme le diagnostic EDGE ou les plateformes d’échange d’expériences interentreprises, dans l’accélération de ce mouvement.

Pour rappel, le partenariat entre la CGEM et l’IFC vise le développement du secteur privé au Maroc d’une façon générale. Menée sur une période de trois ans, cette nouvelle initiative qui s’inscrit dans le cadre du programme d’emploi des femmes d’IFC a pour but de renforcer l’employabilité des femmes sur le marché de travail marocain.

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