Tariq Ramadan pourrait être remis en liberté à cause de son état de santé

16 février 2018 - 12:18

JUSTICE – L’état de santé de Tariq Ramadan se serait détérioré. L’islamologue de 55 ans avait révélé souffrir d’une sclérose en plaques. Cette maladie inflammatoire qui attaque le système nerveux central se serait aggravé en prison selon ses avocats comme le rapporte la MAP. La cour d’appel de Paris a donc demandé, jeudi, une expertise sur l’état de santé de l’islamologue Tariq Ramadan, avant d’accorder ou non, sa remise en liberté, comme l’ont rapporté plusieurs médias français.

Incarcéré depuis le 2 février après sa mise en examen pour “viol” et “viol sur personne vulnérable”, l’islamologue a dû être transporté en ambulance jeudi matin du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis à la Cour d’appel de Paris, selon France24.

Lors de son audition, Ramadan n’a reconnu aucun rapport sexuel, selon Europe 1. “Les faits dont vous me parlez ne m’évoquent rien”, a-t-il déclaré.

La défense avait réussi à obtenir un nouvel examen du procès après avoir “relevé des contradictions dans les auditions des plaignantes”, selon Le Parisien. Un recours aura donc lieu le 22 février, alors qu’il devait se tenir le 15 du même mois.

Sa demande de saisine de l’Inspection générale de la justice (IGJ) proposée par ses avocats, avait cependant été rejetée, mercredi, par le ministère français de la Justice.

Le théologien suisse, très médiatisé et auteur de nombreux livres, avait été accusé, en octobre, de viol, par deux femmes en France. “L’une l’accuse de l’avoir violée et frappée lors de leur unique rencontre dans un hôtel à Lyon en 2009 et la seconde, d’avoir abusé d’elle dans un hôtel à Paris en 2012”, rapporte la MAP.

La première plainte émane de l’écrivaine tunisienne Henda Ayari, qui l’accuse de “faits criminels de viol, agressions sexuelles, violences volontaires, harcèlement et intimidation”. L’écrivaine “dit avoir eu ‘le courage’ de nommer son agresseur dans le contexte de la campagne #BalanceTonPorc en France”, rappellent nos confrères du HuffPost France.

La deuxième plaignante anonyme est une femme de 42 ans, convertie à l’islam et souffrant d’un handicap aux jambes” qui dénonce “des scènes de violence sexuelle d’une grande brutalité”

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