Politique

Dans l’affaire  »Pegasus », le parlement européen a jugé le Maroc avant la fin de l’instruction (Écrivain-journaliste)

Le parlement européen a jugé le Maroc avant la fin de l’instruction dans l’affaire  »Pegasus », a estimé l’écrivain-journaliste, Abdelhamid Jmahri.

Dans un éditorial paru dans l’édition de mercredi du quotidien arabophone  »Al Itihad Al Ichtiraki », M. Jmahri note que l’histoire retiendra que le parlement européen a pris une résolution contre le Maroc dans une affaire qui est toujours en cours d’instruction au sujet du logiciel d’espionnage  »Pegasus ».

 »L’histoire retiendra aussi que dans la démocratie parlementaire européenne qui se targue d’être un modèle universel, des parlementaire ont émis un jugement contre le Maroc avant de discuter l’affaire dans le cadre d’une commission parlementaire », a-t-il relevé, avant d’ajouter que les verts, la gauche radicale et l’extrême droite ont plongé la démocratie occidentale dans une atmosphère kafkaïenne de manière à laisser supposer qu’une partie du Vieux continent est de nouveau en proie à un régime totalitaire.

 »Ils ont jugé puis ont ils ont demandé au Maroc de présenter le chef d’inculpation ! », ironise-t-il, avant de souligner que le Maroc a mis au défi ses ennemis, appelant Amnesty international et consorts de fournir une preuve concrète sur leurs allégations contenus dans leurs rapports, allant jusqu’à défier tous les européens en recourant à la justice française pour intenter un procès contre ses accusateurs. Mais au lieu que cela soit une occasion pour la justice de prouver les allégations de l’Etat profond où elle exerce, elle a rejeté ce recours au prétexte que les États n’intentent pas des procès dans des affaires pareilles.

Tout en relevant que la résolution sous la forme d’une recommandation du parlement européen en date du 19 janvier dernier accusant le Maroc d’avoir utiliser le logiciel espion  »Pegasus » est une preuve flagrante sur l’hostilité flagrante envers le Maroc et ses causes, l’éditorialiste note que la résolution a été prise avant même la tenue de la réunion de la deuxième commission prévue jeudi prochain et dont l’ordre du jour comprend le Maroc.

Pour le directeur de publication du journal  »Al Itihad Al Ichtiraki », cette attitude du parlement européen s’explique par la pression sur la Commission européenne qui n’a pas emboîté le pas aux manœuvres des parlementaires contre le Maroc.

 »Tous ceux dont le nom a été évoqué parmi les présidents d’État et chefs de gouvernements occidentaux, notamment Pedro Sanchez et sa formation, ont innocenté le Maroc », fait-il remarquer, avant de relever que  »les Français, à leur tête Emmanuel Macron, sont au courant des intentions cachées derrière ce jeu et c’est d’ailleurs pourquoi ils n’ont pas demandé au Maroc de leur fournir une explication ».

 »Mais personne parmi les Européens ne semble éprouver le moindre sentiment de honte au vu de ce qui se trame dans une institution qui porte les valeurs universelles de démocratie, de sagesse et de justice. Tout comme le journal  »Le monde » et le site web  »Forbidden Stories » qui n’ont pas daigné faire leur excuses malgré leur implication dans les attaques hostiles contre la vérité », déplore-t-il.

Et de s’interroger sur la capacité du parlement européen à s’ériger en tant que modèle, de donner des leçons après cette flagrante violation des principes les plus élémentaires du travail parlementaire et aussi de son douteux silence sur les 22 pays accusés d’avoir eu recours au logiciel espion  »Peagsus ».

 »Car, autrement, il s’agit de chercher la vérité dans le mensonge. Le mensonge européen vis-à-vis de pays jaloux de leur souveraineté et refusant en aucun cas d’être sous la tutelle du colonisateur éjecté », conclut-il.

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