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Une nouvelle loi pénale s’attaque à l’enregistrement et la diffusion des scènes d’agression sur les réseaux sociaux

Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a menacé d’emprisonnement toute personne qui filme un crime et le diffuse sur les réseaux sociaux, soulignant que les individus qui filment les crimes doivent mettre ces vidéos à la disposition des services de la Sûreté nationale et du Parquet général, plutôt que les publier en ligne. L’objectif est d’éviter de porter atteinte à la dignité des personnes qui figurent dans ces vidéos.

Lors d’une séance de discussion sur le projet de loi concernant les peines alternatives au sein de la commission de la justice, de la législation et des droits de l’homme de la Chambre des représentants, tenue mardi 12 septembre 2023, Ouahbi a déclaré que la femme qui a capturé le moment du viol d’un enfant à El Jadida devrait être arrêtée, car elle a été censée de remettre la vidéo aux services de la sécurité nationale et au Parquet général.

Le responsable gouvernemental a souligné que ce comportement ne prenait pas en considération les émotions et la psychologie de cet enfant qui verra la vidéo de son viol sur les réseaux sociaux exposant ainsi son identité au public. Il précise que « même l’accusé a le droit à une défense, mais dès que la vidéo a été publiée, celui-ci a perdu ce droit ».

Le gouvernant a ajouté que la nouvelle loi pénale stipule que toute personne qui filme un crime doit mettre la vidéo sur la plateforme électronique désignée à cet effet, auprès des services de la Sûreté nationale et du Parquet général. Il lui est interdit de la publier ou de la partager sur les réseaux sociaux afin de protéger le droit à l’image des victimes.

« Quelle est la faute d’une pauvre femme qui a été victime de viol, lorsqu’une une vidéo témoignant de ce crime se propage ? À travers ce comportement, nous avons atteint la dignité de cette femme, et par conséquent, nous avons décidé de mettre un terme à cette affaire … Le fait de filmer et de publier une agression sera condamné à une peine minimale de deux ans de prison », précise-t-il.

Ouahbi a affirmé la nécessité d’adopter de telles mesures, en déclarant que « je dois faire ce que je vois dans l’intérêt du peuple même si cela peut causer des critiques de la part de la presse ». Il ajoute que la loi pénale a été élaborée avec la consultation des avis et des convictions de tous les organismes, montrant par la suite l’importance de ne pas politiser cette mesure ni d’en faire l’objet d’enchères.

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