Politique

Daoudi : Le séisme d’Al Haouz a exposé les péchés des responsables depuis l’indépendance envers les habitants des montagnes

La figure de proue du Parti de la Justice et du Développement, ancien ministre du gouvernement d’Abdelilah Benkirane, Lahcen Daoudi a déclaré que le séisme d’Al Haouz, qui a fait de nombreuses victimes, a mis en lumière nos péchés depuis l’indépendance, y compris ceux des gouvernements, des élus et des autorités. Il a ajouté : « Nous sommes tous responsables et nous devons nous incliner devant ces victimes et leur demander pardon. »

Daoudi a ajouté dans un article d’opinion en français qu’il a publié dans le journal « L’Economiste », que les victimes ont été punies au cours de leur vie et enterrées sous les décombres après leur mort, ajoutant que ces zones n’avaient pas besoin d’une catastrophe de magnitude sept pour détruire ces faux bâtiments qui protègent à peine du froid et du soleil et ne répondent à aucune norme.

Il a poursuivi : « Ce douloureux incident d’Al Haouz doit nous rappeler que les montagnards sont des victimes, vivantes ou mortes, du sort que nous leur avons réservé, qui est la pauvreté, le chômage, le désespoir, la maladie, l’isolement et la faiblesse. C’est en général la vie de ces personnes qui sont laissées à l’abandon et condamnées à émigrer comme seule alternative. »

Il a souligné que « ces habitants n’ont pas le droit de construire des maisons solides en béton armé, et même s’ils disposent de quelques maigres moyens, fournis par un fils ou un frère, ils n’ont pas l’expertise technique pour construire des maisons en béton armé», ajoutant que les villages ne sont souvent pas couverts par aucun document d’aménagement, et les terres sont souvent des terres collectives et, même lorsqu’elles sont privées, elles ne sont pas titrées.

L’ancien ministre a ajouté : « Les autorités locales n’ont pas le pouvoir d’autoriser des constructions en dehors du cadre des lois applicables ». Ils peuvent fermer les yeux, mais ils sont responsables devant la loi des constructions aléatoires. « Alors, quand vous voyez dans ces quartiers quelqu’un qui a construit une maison solide, sachez qu’il a trouvé le moyen d’être au-dessus des lois. »

Daoudi a poursuivi en disant : « Nous avons condamné ces habitants à travers nos lois et notre négligence », ajoutant qu’il est inacceptable et répréhensible de tout rejeter sur le tremblement de terre, comme si nous avions auparavant fait le bon choix. Nous portons une grande responsabilité, selon ses dires.

La figure de proue du Parti de la Justice et du Développement a ajouté qu’il s’agit d’une responsabilité partagée et que personne ne peut y échapper, et que « pour cette raison, je m’en prends à moi-même, je m’incline devant les victimes et leur demande pardon ».

L’ancien responsable gouvernemental a conclu que pour éviter la tragédie du « tremblement de terre d’Al Haouz », il faut œuvrer pour briser l’isolement et transférer les pouvoirs aux autorités locales pour permettre la construction quelles que soient les restrictions d’espace (obligatoire lorsque le terrain est agricole). et des certificats de propriété dans tous les districts non couverts par les documents de reconstruction.

Daoudi a appelé à fournir un soutien technique pour construire des bâtiments en terre cuite, construire des écoles et des hôpitaux et créer des activités économiques reproductrices, ajoutant que l’ampleur de la tragédie n’est pas inévitable et qu’elle aurait pu être atténuée.

L’ancien ministre a conclu son article en disant : « Faisons en sorte que cela ne se reproduise plus, surtout si l’on tient compte du fait que cette population doit avoir les mêmes droits et les mêmes infrastructures qu’ailleurs ».

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