Économie، Politique

La création d’une plateforme de commercialisation des produits au lieu des marchés de gros suscite un débat politique à Casablanca

La ratification par le Conseil de la Commune de Casablanca d’un accord-cadre pour la création d’une plateforme de commercialisation des produits agricoles et alimentaires dans la région de Casablanca-Settat a suscité des critiques de la part des groupes d’opposition, notamment du groupe Justice et Développement, ce mardi.

L’accord vise à « créer une plateforme moderne pour la commercialisation des produits agricoles et alimentaires, destinée à être un moteur de développement régional et national, et permettra la vente en gros de toutes les denrées alimentaires et agricoles et des services associés » selon son contenu.

Cette plateforme remplacera les marchés de gros de la région de Casablanca-Settat, et le coût du projet est estimé à 4 millions de dirhams, dont 2 millions seront financés par la commune.

L’accord indique qu’une étude permettra de déterminer le site immobilier approprié et qu’un comité de direction approuvera le site final qui accueillera le projet.

La présidente du conseil communal, Nabila Rmili, a mentionné lors de la session extraordinaire tenue ce mardi 28 novembre que « un terrain a été identifié dans la région de Sahel Oulad Hriz pour l’établissement de cette plateforme de commercialisation des produits agricoles et alimentaires, qui sera une plateforme multidisciplinaire ».

Selon l’accord du projet, cette plateforme « accueillera les commerçants de gros, les producteurs agricoles, les importateurs, et offrira aux acheteurs et professionnels des produits répondant à leurs besoins en termes de quantité et de qualité, en plus des services logistiques et administratifs disponibles dans ce projet ».

Cependant, l’opposition a critiqué le projet, le considérant comme « suivant la politique gouvernementale visant à réduire le pouvoir d’achat des citoyens et à menacer les professionnels des marchés de gros de la région de Casablanca-Settat ».

Abdelsamad Haiker, chef du groupe Justice et Développement à la commune de Casablanca, a déclaré que « la commune accueille un projet dans lequel elle n’est pas partie prenante, ce qui soulève de grandes interrogations, sachant que l’accord indique que la commune est le propriétaire du projet ».

Haiker a souligné que « ce grand projet reflète la tendance du gouvernement qui, à travers ses projets, cherche à détruire le pouvoir d’achat des citoyens ».

Il a également averti que « le projet de plateforme numérique pour la commercialisation des produits contribuera à la hausse des prix des produits agricoles et alimentaires, affectant ainsi le pouvoir d’achat des Casablancais et marginalisant un large éventail de professionnels dans les domaines de la vente de fruits, légumes, poissons et volailles ».

D’autre part, la présidente du conseil communal de Casablanca, Nabila Rmili, a décrit le projet comme « important« , soulignant qu’il réalisera l’ambition de la « ville alimentaire » et qu’il servira l’aspect social et sera bien accueilli par tous.

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