Politique

La faillite de 14 000 entreprises atteint le parlement et des demandes à Sekkouri pour l’adoption de mesures incitatives pour éliminer le « fantôme »

Les appels à sauver les très petites entreprises, les petites entreprises et les entrepreneurs individuels du fantôme de la faillite ont atteint le dôme du parlement, après avoir suscité des discussions parmi un certain nombre d’activistes et d’acteurs économiques, qui ont alerté le ministère concerné pour intervenir et trouver des solutions.

Le Maroc a enregistré en 2023 plus de 14 000 cas de faillite, soit une augmentation d’environ 20 % par rapport à 2022, et la majorité des cas de faillite ont été enregistrés parmi les très petites entreprises à hauteur de 99 %, tandis que les petites et moyennes entreprises ont représenté 1 %, ces petites entreprises fournissant 74 % des emplois et 40 % du chiffre d’affaires total des entreprises au Maroc.

Bien que certains aillent jusqu’à dire que les chiffres publiés par l’organisation « Inforisk » sont « imprécis et ne peuvent être pris en compte » car ils proviennent d’une institution privée, un certain nombre de petites entreprises font face à des difficultés d’accès aux marchés et à des opportunités de financement, les mettant en difficulté.

Dans ce contexte, l’appel du député parlementaire du Parti de l’Union Socialiste des Forces Populaires, Abdelkader Taher, au ministre de l’Intégration Économique, des Petites Entreprises, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, à révéler les mesures prises pour encourager et aider les très petites et petites entreprises et les entrepreneurs individuels à stimuler l’économie nationale.

Taher a souligné, dans une question écrite, la nécessité de surmonter les difficultés rencontrées par ces entreprises, qui ont conduit à la faillite de milliers d’entre elles en raison de crises successives; de la pandémie de coronavirus à la hausse des prix du carburant et des matières premières, en passant par la sécheresse, sans parler des difficultés d’accès aux marchés publics, à l’immobilier et aux longs délais de paiement.

Il a déclaré que le gouvernement doit accorder plus d’attention aux très petites et petites entreprises et aux entrepreneurs individuels en mettant en place des mécanismes appropriés pour accompagner ces entreprises en adoptant des mesures incitatives.

Le député a suggéré de travailler à alléger la charge fiscale et de trouver des formules innovantes pour faciliter l’accès au financement de leurs projets, surtout que les banques classiques ne contribuent pas au financement de cette catégorie car elle n’est pas rentable

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