Politique

Les milices du « Polisario » revendiquent l’attaque contre la ville de Smara

Le Front Polisario séparatiste a revendiqué, ce dimanche soir, la responsabilité de l’attaque contre la ville de Smara au Sahara marocain, qui n’a fait aucune victime ni causé de dommages matériels.

Des sources médiatiques favorables au Polisario ont rapporté que « les explosions visaient des sites militaires marocains autour de la ville », tandis que des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montraient des explosions dans une zone déserte près des zones résidentielles de Smara.

Par ailleurs, des sources locales ont indiqué que ces explosions ont mobilisé différents services de sécurité qui se sont rendus sur les lieux, où les projectiles ont été examinés et une enquête a été ouverte pour en déterminer l’origine. Des drones ont été utilisés pour effectuer une reconnaissance complète de la zone.

Quatre explosions survenues fin octobre de l’année dernière à Smara avaient fait un mort et trois blessés. Le procureur général du roi près la Cour d’appel de Laâyoune avait alors annoncé qu’une enquête judiciaire avait été confiée à la police judiciaire compétente, après le décès d’une personne et les blessures de trois autres en raison de tirs de projectiles explosifs visant des quartiers résidentiels de Smara.

Le représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, avait précédemment déclaré que le silence du « Polisario » sur les événements de Smara était un signe de son implication dans l’incident.

Hilale avait affirmé que le Maroc « n’accuse personne pendant que les autorités mènent les enquêtes nécessaires », ajoutant que « les indices pointent vers un seul acteur direct, le Polisario, qui a publié un communiqué indiquant avoir ciblé Smara ».

Dans le même contexte, Abdellah Rahim Manar Slami, président du Centre Atlantique des Études Stratégiques et d’Analyse de Sécurité, a déclaré que l’attaque aux projectiles contre les environs de Smara nous place devant deux hypothèses : la première, que le régime militaire algérien arme les milices du Polisario et les envoie dans les zones tampons pour mener des attaques terroristes contre des civils marocains sur le territoire marocain, ce qui rend l’Algérie responsable de cette crime devant la communauté internationale.

La deuxième hypothèse, selon Slami, concerne la fondation de milices de la « sud algérienne » dans les camps de Tindouf qui attaquent le territoire marocain, ce qui placerait le Maroc en état de légitime défense conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies, lui donnant le droit de poursuivre ces milices et de bombarder leurs positions dans les camps de Lahmada, sans que l’Algérie puisse intervenir.

Dans une publication sur son compte Facebook, l’expert marocain a souligné que, que ce soit dans la première ou la deuxième hypothèse, le Maroc est en état de légitime défense et peut repousser la menace contre son territoire par tous les moyens possibles, l’Algérie étant responsable dans les deux cas.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger avait déclaré, en réponse aux interventions des députés concernant les « attentats de Smara », que le Maroc déterminera quand et comment il répondra à cette agression, notant que « le but du Maroc n’est pas l’escalade, mais d’agir avec sagesse ».

Le responsable gouvernemental a précisé que le Maroc a informé les Nations Unies et son secrétaire général par les canaux diplomatiques de sa forte condamnation de cet acte, ajoutant que les Marocains ont exprimé leur condamnation de cet acte par des marches spontanées dans diverses villes des provinces du sud du Royaume.

Dans le même contexte, le représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, a déclaré, en commentant les événements de Smara, « nous n’accusons encore personne d’être derrière ce qui s’est passé car nous attendons des preuves convaincantes, mais les attaques visant des innocents ne resteront pas impunies ».

En réponse à une question d’un journaliste après la fin de la session de vote sur la résolution du Conseil de sécurité prorogeant le mandat de la MINURSO pour un an au Sahara marocain, Omar Hilale a déclaré que l’attaque n’avait ciblé aucune zone militaire, il s’agit donc d’un acte terroriste, conformément à la définition du droit international. Il a ajouté que la MINURSO rédigera un rapport sur le sujet qui sera présenté au Conseil de sécurité.

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