Société

Condamnation d’un militant des droits humains à Azemmour à un an et demi de prison pour un post sur les juifs

Le tribunal de première instance de la ville de El Jadida a rendu son verdict aujourd’hui dans l’affaire du militant des droits humains et blogueur Mustapha Dakir, après un mois de détention provisoire.

Le tribunal a condamné Dakir à un an et demi de prison ferme et à une amende de 3000 dirhams pour une publication sur les réseaux sociaux dans laquelle il avait écrit : « Question spéciale pour les gens d’Azemmour, allez-vous encore accueillir les Juifs dans votre ville en tant que Marocains ? »

Dakir a été reconnu coupable d’incitation à la discrimination et à la haine, tandis que les demandes civiles ont été rejetées. Cependant, il a été acquitté des accusations d’outrage à un fonctionnaire public, de diffusion de fausses informations et d’incitation à la violence.

Mustapha Dakir, connu pour son activisme intense en soutien à la cause palestinienne, son opposition à la normalisation avec Israël et sa participation à des manifestations pour les droits de l’homme et contre la corruption locale à Azemmour, a dirigé plusieurs manifestations contre la marginalisation dans la ville sous la bannière de la coordination « Azemmour que nous voulons ».

L’avocat Mohammed Ennouni, membre de la défense, a déclaré : « Nous pensions que le tribunal allait acquitter Mustapha Dakir de toutes les charges retenues contre lui par le ministère public. Sa condamnation pour incitation à la discrimination et à la haine, avec une peine d’un an et demi de prison ferme, est inappropriée et contraire à la loi. Dakir n’a commis aucun acte incitant à la haine ou à la discrimination et n’a décrit personne en termes insultants ou racistes, ce qui invalide les éléments constitutifs matériels et moraux de cette accusation. »

En réponse au journal Al Omk, Ennouni a affirmé que la défense croit toujours en l’innocence de Dakir et compte faire appel de ce jugement. Il a exprimé l’espoir que la cour d’appel corrigera ce verdict et prononcera un acquittement complet, en faveur de la justice et des principes des droits humains et des libertés publiques inscrits dans les conventions internationales et la Constitution marocaine.

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