Économie

La stratégie gouvernementale pour réduire la dette extérieure et les engagements de Lekjaa pour améliorer l’efficacité des dépenses

Le ministre délégué auprès de la ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a révélé que le Maroc avait recours à l’endettement pour financer ses besoins financiers et son déficit budgétaire, dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques continues, un ralentissement de la croissance économique, et une augmentation de l’endettement des États, accompagnée de politiques monétaires restrictives pour contenir les pressions inflationnistes.

Lekjaa a noté que l’indice de la dette a baissé de 0,5 point par rapport à 2022, stabilisant à 71,1% du PIB. Malgré les difficultés actuelles, cet indice devrait continuer sa trajectoire descendante en dessous de 70% selon les orientations du gouvernement qui vise à réduire progressivement le déficit budgétaire dans le cadre de la programmation budgétaire triennale, en vue de renforcer l’équilibre des finances publiques et leur durabilité tout en accompagnant les réformes.

Le ministre, en répondant à une question écrite du président du groupe Haraki à la Chambre des représentants, Idriss Sentissi, sur la dette interne et externe et les perspectives de réduction, a affirmé que le gouvernement s’efforce de réduire graduellement la dette en diminuant le déficit budgétaire, en améliorant l’efficacité des dépenses et en augmentant les revenus. Les résultats obtenus à la fin de l’année 2023 indiquent un déficit budgétaire de 4,4% du PIB, une amélioration d’un point par rapport à 2022.

Selon le ministre, les ressources intérieures restent la principale source de financement pour le Trésor, tandis que les ressources extérieures, bien qu’importantes, sont complémentaires et principalement destinées au financement des réformes structurelles et des projets budgétisés.

Le Fonds Monétaire International, dans le cadre des consultations de l’article IV pour 2024, a confirmé selon le responsable gouvernemental, que la dette du Trésor reste soutenable, grâce à une structure saine de son portefeuille et une base d’investisseurs principalement domestiques, soulignant que le Maroc a montré une capacité constante à accéder aux marchés financiers internationaux à des conditions favorables.

Le ministre a ajouté que le gouvernement travaille à bâtir des marges financières pour garantir la continuité des projets réformistes et de développement, notamment ceux lancés par le roi Mohammed VI, comme la réforme du système de protection sociale et le soutien à la reprise économique, soulignant la révision de la loi organique de la loi de finances pour renforcer l’équilibre des finances publiques et l’adoption d’une nouvelle règle fiscale pour contrôler la dette à moyen terme.

 

 

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